L’armée israélienne a décidé de refuser au soldat condamné Elor Azaria environ la moitié de l’argent habituellement versé aux soldats réformés à la fin de leur service obligatoire, selon des informations rendues publiques mercredi.

Il recevra environ 24 000 shekels au lieu de 48 000 shekels, couvrant la période de service qu’il a accomplie.

« C’est un soldat remarquable qui a combattu au service du pays et qui continue à être giflé par le système qu’il aimait tellement », a commenté la soeur d’Azaria, Eti, des propos rapportés par le journal Israel Hayom.

Au mois d’août, Azaria a commencé une peine de prison de 18 mois pour homicide involontaire après avoir tué par balle un attaquant Palestinien, Abdel Fattah al-Shari, qui avait commis une attaque au couteau dans la ville de Hébron en Cisjordanie. L’agresseur avait déjà été neutralisé et était étendu au sol quand Azaria avait ouvert le feu.

Elor Azaria, le soldat israélien qui a tué un terroriste palestinien à Hébron, devant la cour avant la lecture de son verdict, à la Kirya, à Tel Aviv, le 4 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Elor Azaria, le soldat israélien qui a tué un terroriste palestinien à Hébron, devant la cour avant la lecture de son verdict, à la Kirya, à Tel Aviv, le 4 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le mois dernier, le chef d’état-major Gadi Eizenkot a diminué la peine de quatre mois, disant qu’il avait pris sa décision pour des raisons « de charité et de miséricorde ».

Dans une déclaration faite au journal Israel Hayom sur le paiement de l’indemnité d’Azaria, l’armée a fait savoir que sa décision avait été prise conformément à la loi et aux ordres militaires selon lesquels « la révocation des indemnités doit être prise en considération dans le cas d’un soldat condamné pour un délit grave ou à une peine d’incarcération d’au moins six mois ».

« Cette décision a été prise après qu’Azaria a eu droit à une audience sur le sujet et en prenant en compte toutes les circonstances de l’incident », a noté la déclaration.

Un soldat qui termine le service militaire reçoit deux versements. L’un, connu comme subvention de libération, est donné par chèque et peut être utilisé pour n’importe quoi. L’autre, un dépôt, est conservé sur un compte spécial réservé à des besoins spécifiques comme des frais de scolarité, l’achat d’une maison, le lancement d’une entreprise ou un mariage. Après cinq ans, ce dépôt peut être toutefois utilisé à n’importe quel dessein.

Le montant de l’argent dépend de la période de temps servie et du type de poste occupé au sein de l’armée.