L’artiste de rue français COMBO a lancé une campagne dimanche pour que l’on colle sur les murs de paris les affiches « Coexist ».

Il a commencé ce mouvement après que quatre l’aient attaqué deux semaines plus tôt parce qu’il a refusé d’effacer une fresque avec un message de paix similaire.

COMBO, qui est aussi connu sous le nom de COMBO Culture Kidnapper, est né en France. Son père est un Chrétien libanais et sa mère est une musulmane marocaine. Son œuvre se résume principalement à coller des affiches qu’il a lui-même dessiné sur les murs des immeubles, mais occasionnellement il tague aussi des messages sur les murs.

Le 30 janvier, COMBO a tagué « Coexist », mais il a remplacé le C par le croissant de lune musulman, le X par l’étoile de David, et le T par la croix chrétienne, à côté d’un portrait de lui-même à taille réelle.

Quatre hommes se sont approchés de lui, explique COMBO dans un post sur Instagram, où il a aussi posté une photo de lui avec le visage tuméfié de bleus et enflé, et ont exigé qu’il efface sa fresque. Lorsque COMBO a refusé, ils se sont attaqués à lui ».

« Je me suis retrouvé sur le sol, battu. J’ai réussi à me défendre et à amortir les coups qui pleuvaient sur moi », a-t-il posté.

« Se rendant compte que je ne changerai pas d’avis, ils m’ont laissé là, en train de saigner, et m’ont promis qu’ils referaient la même chose si je recommençais, et m’ont conseillé de me raser la barbe ».

COMBO a expliqué au quotidien anglais, le Daily Mail, que les choses étaient plus compliquées pour les citoyens arabes et musulmans français. « [Paris], c’est clairement différent », a-t-il expliqué.

« La manière dont les gens me regardent, spécialement. Et non pas à cause de mes origines, je pense, mais à cause de ma barbe », ajoute-t-il.

Quelques jours après les attaques de paris, il a créé un événement sur Facebook, où il invitait les personnes à se rendre à l’Institut du monde arabe à Paris de prendre une affiche « Coexist » et de les coller quelque part dans Paris.

Jack Lang, un politicien socialiste dont le père est Juif, est le président de l’Institut du monde arabe et est apparu aux côtes de Combo à l’événement.