L’assistante de l’ancien Premier ministre Ehud Olmert, Shula Zaken, a été libérée de prison lundi suite à une décision de la commission des libérations conditionnelles.

Zaken, qui était en fonction au bureau d’Olmert pendant plus de 30 ans, avait été initialement condamnée à 11 mois de prison après être devenue un témoin dans l’affaire de corruption Holyland.

Cette sentence avait été réduite il y a un mois par la commission des libérations conditionnelles, et c’est grâce à cela qu’elle a pu sortir de la prison de Neve Tirza lundi matin.

La commission avait décidé que Zaken ne purgerait qu’un peu plus de six mois de sa sentence, qu’elle a commencé à purger en juillet 2014, après que l’ancienne assistante ait demandé une libération anticipée.

L’affaire Holyland est l’une des pires affaires de corruption de l’histoire du pays. Au cœur de l’affaire, on retrouve le projet immobilier Holyland.

L’affaire a éclaté en 2010 après que Shmuel Dachner, un homme d’affaires qui était impliqué dans le projet, soit devenu témoin de l’Etat. Dachner est décédé d’une maladie en 2013, alors que le procès était encore en cours. De ce fait, les avocats d’Olmert n’ont pas pu finir son interrogatoire.

En échange d’un accord, Zaken a accepté de témoigner contre Olmert, alors même que toutes les preuves dans cette affaire avaient été présentées.

Zaken avait fourni aux différents procureurs les enregistrements des conversations qu’elle avait eues avec Olmert au court desquelles il lui aurait proposé de l’argent pour qu’elle ne témoigne pas contre lui.

David Rozen, le juge du tribunal de district de Tel Aviv en charge de l’affaire, était mécontent du fait que les procureurs aient proposé une sentence de onze mois.

Il avait affirmé qu’elle méritait au moins plusieurs années de prison pour le rôle qu’elle avait joué dans cette affaire de corruption, avait indiqué Haaretz. Mais malgré ces objections, le juge n’avait pas voulu s’opposer au marché conclu entre l’Etat et Zaken.

Les termes de sa libération conditionnelle imposent à Zaken de se présenter à la police 48 heures après sa libération, indique le site d’information Ynet.

De plus, pendant les six prochains mois, elle devra se présenter à la police la première et la troisième semaine de chaque mois et elle n’a pas l’autorisation de quitter le pays avant le mois de juin.