Le porteur de l’explosif dans l’attentat anti-israélien à Bourgas (est de Bulgarie), qui avait fait six morts en juillet 2012, est un homme avec la double nationalité franco-libanaise, ont annoncé vendredi le parquet et la police.

« L’auteur de l’attentat (…) est Mohamad Hassan El-Husseini. Il est né au Liban le 27 mai 1989 et a la nationalité libanaise et française », ont indiqué le parquet et l’Agence de sécurité nationale (DANS) une déclaration publiée vendredi, deux ans jour pour jour après l’attentat.

Le 18 juillet 2012, cinq touristes israéliens sont décédés à l’aéroport de Bourgas (ville balnéaire de la côte de la Mer Noire en Bulgarie), dans l’explosion d’une bombe dans un bus assurant la liaison entre le terminal de l’aéroport et le lieu de vacances des voyageurs. Le chauffeur du bus, ainsi que le poseur du sac avaient également perdu la vie.

« Il a été catégoriquement identifié à la suite d’une expertise ADN » et plusieurs enquêtes, ont expliqué les autorités, dans une première déclaration officielle sur l’identité de l’auteur de l’attentat. La DANS a également publié la photo d’identité du poseur de l’explosif.

La procureure de Bourgas chargée du dossier, Kalina Tchapkanova, a déclaré que l’enquête sur l’attentat a été prolongée jusqu’à la fin de l’année. Plusieurs demandes d’aides judiciaires ont été adressées à différents pays, a-t-elle ajouté.

Le ministère bulgare de l’Intérieur avait révélé en juillet 2013 l’identité de deux complices présumés d’origine libanaise: l’Australien Meliad Ferah, 32 ans, également connu sous le nom d’Hussein Hussein, et le Canadien Hassan el Hajj Hassan, 25 ans, qui seraient liés à la branche armée du Hezbollah, mouvement islamiste chiite libanais lié à l’Iran.

C’est notamment Hassan qui aurait provoqué à distance l’explosion de la bombe dans le sac que déposait dans le compartiment à bagages de l’autobus des touristes israéliens le jeune homme nouvellement identifié.

L’autre complice, Meliad Ferah, aurait monté la bombe qui a fait 35 blessés en plus des sept personnes décédées.

Les éléments recueillis par l’enquête ont contribué à la décision de l’Union européenne du 22 juillet 2013 d’inscrire la branche armée du Hezbollah sur sa liste noire des organisations terroristes.