Le rabbin Moshe Yosef, fils du défunt leader spirituel du Shas le rabbin Ovadia Yosef, est suspecté d’évasion fiscale, car il n’aurait pas payé d’impôts sur les 19 millions de shekels de revenu personnel ces dernières années.

L’autorité fiscale israélienne a contacté Yosef la semaine dernière pour l’informer de sa dette exceptionnelle, a annoncé dimanche la Deuxième chaîne, et les autorités auraient considéré que Yosef et sa famille soient des « magnats » de l’évasion fiscale.

L’avocat de Yosef Meir Mizrahi a déclaré que l’avertissement de l’autorité fiscale est lié à la fondation caritative de prêts de son client, et que son client était confiant et pensait que la plainte contre lui serait finalement abandonnée.

« Selon la loi, la charité et les activités liées à la charité ne sont pas imposées, et l’autorité fiscale à été informée de l’existence [du gemach] depuis des années », a-t-il déclaré.

Traditionnellement, un gemach fait référence au prêt juif sans intérêt disponible pour les membres d’une communauté juive qui sont souvent mis en place avec des modalités de remboursement faciles.

Mizrahi a déclaré que l’autorité vérifiait les registres financiers du fond et les détails des revenus de Moshe Yosef.

L’intérêt de l’autorité fiscale pour Moshe Yosef intervient pendant une querelle familiale entre les 10 enfants adultes du défunt leader spirituel du Shas sur l’héritage des biens de leur père.

800 000 personnes ont assisté aux funérailles du rabbin Ovadia Yosef, le leader spirituel du parti Shas, à Jérusalem le 7 octobre 2013. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)

800 000 personnes ont assisté aux funérailles du rabbin Ovadia Yosef, le leader spirituel du parti Shas, à Jérusalem le 7 octobre 2013. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)

Ovadia Yosef est mort en octobre 2013 à 93 ans. Ses funérailles à Jérusalem ont attiré 800 000 personnes, les plus grandes de l’histoire israélienne.

La plupart des enfants de Yosef se sont prononcés contre Moshe, le plus jeune frère, à qui leur père a légué quasiment tous ses biens, estimés à des dizaines de millions de shekels.

Dans son testament, une lettre manuscrite rendue publique l’année dernière par la radio militaire, Ovadia Yosef a spécifié que ses volontés ne devaient pas être défiées, et que Moshe Yosef était libre d’agir à sa guise avec l’héritage.

Cependant, le testament ne mentionne pas la maison familiale de Har Nof, et la dispute sur la propriété a atteint la tribunal familial de Jérusalem l’année dernière.

Selon des articles à l’époque, les enfants étaient d’accord pour vendre l’appartement, évalué à 10 millions de shekels, et diviser l’argent en parts égales.

Dimanche, le site d’informations ultra-orthodoxe Kikar HaShabat a annoncé que trois des enfants avaient déclaré qu’ils ne signeraient pas l’accord, affirmant que leurs autres frères et sœurs comptaient distribuer l’argent inéquitablement après la vente de l’appartement.

Un des enfants, resté anonyme, a menace de poursuivre Moshe Yosef et l’a exhorté à rediscuter les termes de la vente via des médiateurs rabbiniques.