Le président autrichien Heinz Fischer effectuera en septembre la première visite d’un chef d’Etat de l’Union européenne en Iran depuis 2004, ont annoncé ses services jeudi, neuf jours après la conclusion à Vienne d’un accord sur le nucléaire iranien.

« Après le succès avec l’accord de Vienne du 14 juillet 2015, concluant plusieurs années de négociations nucléaires, le président Heinz Fischer effectuera une visite de travail en Iran du 7 au 9 septembre », a indiqué la présidence dans un communiqué.

Le programme de cette visite n’a pas été communiqué mais il est probable que M. Fischer rencontrera son homologue, Hassan Rouhani.

Le président iranien, considéré comme un modéré, l’a appelé la semaine dernière pour remercier l’Autriche d’avoir été l’hôte du round final des négociations marathon entre les grandes puissances et l’Iran, selon l’agence APA.

Il s’agira de la première visite dans ce pays du chef d’Etat d’un pays de l’UE depuis celle effectuée en janvier 2004 par un autre président autrichien, Thomas Klestil.

Les annonces de visites de responsables européens de haut rang se multiplient depuis la conclusion de l’accord de Vienne, qui doit notamment ouvrir la voie à une normalisation des relations avec l’Iran et à une levée des sanctions économiques qui brident l’économie du pays.

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, doit ainsi se rendre à Téhéran mardi 28 juillet, suivie le lendemain du Français Laurent Fabius.

Fischer, dont la fonction est essentiellement protocolaire, sera accompagné du vice-chancelier et ministre de l’Economie Reinhold Mitterlehner, du ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz et de représentants des milieux économiques.

La levée des sanctions, attendue à partir de début 2016, doit rouvrir les vannes des investissements étrangers en Iran, un pays près de 80 millions d’habitants aux riches ressources pétrolières et gazières.

L’Autriche, un pays qui a toujours cultivé de bonnes relations avec la République islamique, compte multiplier par cinq à moyen terme ses exportations vers ce pays, à plus de 1 milliard d’euros, selon la Chambre économique.

Celle-ci accueillait jeudi à Vienne le ministre du Commerce iranien, Mohammad Reza Nemarzadeh.