Ils étaient peut-être 1 000 Juifs polonais, ou moins, face aux 2 090 policiers et SS commandés par Ferdinand von Sammern-Frankenegg, lorsque l’insurrection du ghetto de Varsovie commença dans la nuit du 18 au 19 avril 1943.

A l’issue de la bataille, les nazis déplorèrent officiellement 17 morts de leur côté. Les membres de l’organisation juive de combat, l’Union militaire juive, une émanation du Betar, furent décimés et le nombre total de morts dans le ghetto fut de 13 000. Les 58 000 survivants furent déportés.

En janvier de la même année, les forces juives présentes dans le ghetto avaient déjà réussi à repousser une vague de déportation.

Mais quelques semaines plus tard, Heinrich Himmler ordonne à Krüger, son représentant en Pologne, de « liquider » le ghetto. Trois jours sont prévus pour ramasser les objets de valeur, et déporter les 71 000 Juifs présents dans le ghetto.

Mais les chars, l’artillerie, les lances-flammes, et les 2 000 soldats nazis mettront quatre semaines à évacuer le ghetto de Varsovie.

La célèbre citation de Jurek, alias Arie Wilner, soldat de l’organisation juive de combat, résume l’état d’esprit des insurgés du ghetto: « Nous ne voulons pas sauver notre vie. Personne ne sortira vivant d’ici. Nous voulons sauver la dignité humaine. »