Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), une organisation de veille sur l’antisémitisme en France, a déclaré que le président Barack Obama a commis une erreur en parlant de « hasard » pour évoquer le meurtre de quatre juifs près de Paris.
Sammy Ghozlan, fondateur du BNVCA et ancien commissaire de police, a dénoncé, mercredi, ce propos d’Obama dans un entretien avec JTA.

Ghozlan réagissait à une interview d’Obama plus tôt cette semaine pour Vox.com, dans laquelle il a dit : « Il est tout à fait légitime pour le peuple américain d’être profondément préoccupé quand vous avez un tas de fanatiques vicieux et violents qui décapitent les gens ou qui tirent au hasard dans un tas de gens dans une épicerie à Paris. »

Obama faisait allusion à l’assassinat de quatre Juifs commis le 9 janvier dans un supermarché cacher près de Paris par Amedy Coulibaly, un djihadiste qui a dit à un journaliste qu’il était là pour tuer des Juifs et qui avait tué la veille une policière près d’une école juive avant de s’échapper.

Coulibaly « n’a pas commis ses crimes au hasard. Ils étaient prémédités », s’exclame Ghozlan, qui ajoute qu’en « ne qualifiant pas les assaillants d’islamistes, Obama ignore cyniquement la réalité ».

Selon Ghozlan, les propos d’Obama suggèrent que le président « refuse d’affronter la réalité, peut-être par crainte de réprimande de pays musulmans ou de représailles ».