Jeudi, le Bureau du Premier ministre a condamné la visite de condoléances d’un haut-responsable palestinien dans la tente des endeuillées, érigée pour un attaquant palestinien qui a tenté de foncer en voiture dans une foule de soldats. Selon le Bureau du Premier ministre, cette manifestation de soutien jette un doute sur l’intention de l’Autorité palestinienne de faire la paix avec Israël.

Majed Faraj, chef du service des renseignements de l’AP, s’est rendu auprès de la famille de Muhammad Ibrahim Jibril, 24 ans, dans le village de Tekoa en Cisjordanie.

Israël a accusé l’Autorité palestinienne, dirigée par son président Mahmoud Abbas d’encourager les attaques terroristes en honorant publiquement les attaquants et en versant des subventions à leurs familles s’ils sont abattus ou incarcérés dans les prisons israéliennes.

Ophir Gendelman, porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour les médias arabes a écrit sur Twitter : « Majed Faraj, chef du renseignement pour l’AP, a présenté ses condoléances, au nom d’Abbas, à la famille du terroriste qui a été tué alors qu’il tentait de tuer des Israéliens ».

« Faraj est également un négociateur de paix pour l’AP. Comment peut-il y avoir la paix quand l’AP soutient le terrorisme contre les Israéliens et saluent ceux qui le commettent ? », s’interroge-t-il.

Les photos publiées sur la page Facebook de la municipalité de Tekoa montrent Jamal Muhaisen, un membre de la Commission centrale du Fatah également présent dans la tente des endeuillés. Abbas dirige également le Fatah, le parti politique qui domine l’AP.

Lundi après-midi, Jibril a tenté de foncer en voiture sur un groupe de soldats. Ils ont formé un barrage humain mais l’un d’eux a été blessé. Après avoir percuté la glissière de sécurité, l’assaillant a tenté de poignarder des soldats avant d’être abattus par les soldats, selon l’armée.

Le mois dernier, la Knesset a approuvé en lecture préliminaire un projet de loi qui mettrait fin au financement de l’AP à cause des salaires versés par Ramallah aux terroristes et à leurs familles.

Dans le cadre de ce projet, Israël réduirait d’un milliard de shekels le montant qu’il reverse à l’AP après avoir perçu les impôts, soit l’équivalent des sommes versées par Ramallah aux terroristes et à Ramallah. Israël et la communauté internationale cherchent à mettre fin à cette pratique.

Israël transfère approximativement 460 millions de shekels par moi, soit 5,4 milliards par ans à l’Autorité palestinienne en en impôts et en droits de douane prélevés sur des biens destinés au marché palestinien, qui transitent par des ports israéliens. Ces transferts sont une source de revenus primordiale pour le gouvernement palestinien à court d’argent.

Israël a déjà retenu ces paiements par le passé dans le cadre de désaccords politiques.

Le projet de loi indique qu’en 2016, l’Autorité palestinienne a versé la somme d’1,1 milliard de dollars en subventions et autres allocations aux familles des « martyrs » qui ont perdu la vie durant des attentats contre des Israéliens et aux prisonniers palestiniens qui purgent leur peine dans les prisons israéliennes.

Selon la loi palestinienne, les prisonniers palestiniens incarcérés pour des délits sécuritaires dans des prisons israéliennes et les familles des assaillants tués aux cours de leurs attentats contre des Israéliens sont éligibles à des subventions et allocations.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.