Le gouvernement a voté aux premières heures de jeudi matin pour approuver le projet de budget pour 2015-2016; 20 ministres ont voté pour.
 
Les ministres ont passé une nuit blanche pour parvenir au vote après de nombreux litiges et la menace de ministre de l’Economie Aryeh Deri de s’opposer au budget si ses exigences sur l’allègement des taxes pour les ménages à faible revenu ne sont pas acceptées.

Le ministre de la Défense Moshe Yaalon a été le seul ministre qui se soit abstenu lors du vote. Il y avait un écart d’environ 5 milliards de shekels (1,2 milliards d’euros) entre ce que les responsables de défense ont exigé pour leur ministère de la Défense et ce que le ministre des Finances Moshe Kahlon (du parti Koulanou) était prêt à accorder.

Le budget de la défense devrait s’élever à 57 milliards de shekels (13 milliards d’euros) pour 2015 et à 55 milliards de shekels pour l’année prochaine.

Le budget global pour 2015 s’élèvera à 329,5 milliards de shekels (79,2 milliards d’euros) et augmentera de 13,8 milliards de shekels (3,3 milliards d’euros) pour 2016. Le déficit pour 2015-2016 sera maintenu à 2,9 %.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fait l’éloge du budget approuvé en le qualifiant « d’équilibré, responsable et destiné à favoriser la croissance. » Il a également salué « la cohésion de la coalition » et « la cohésion du gouvernement ».

Les termes de Netanyahu ont été repris par Kahlon qui a déclaré : « Le budget que le gouvernement a adopté est équilibré et responsable. Outre les améliorations aux citoyens en termes de coût de la vie et de logement, nous allons de l’avant avec de grandes réformes, d’un type qui n’a pas été vu depuis de nombreuses années ».

De nombreux ministères obtiendront une augmentation de leur budget, dont le ministère de l’Education qui recevra un supplément de 4,9 milliards de shekels (1,8 milliards d’euros), le ministère de la Santé avec un supplément de 4,6 milliards de shekels (1,1 milliards d’euros) et le ministère des Affaires sociales qui bénéficiera d’une augmentation relativement modeste de 1,3 milliard de shekels (312 millions d’euros).

Parmi les réformes prévues dans le budget et saluées par le gouvernement figurent une série de projets visant à ouvrir le marché alimentaire à plus de concurrence, à accélérer les processus de développement et de planification dans le domaine du logement, des frais moins élevés liés aux services financiers, notamment les fonds de retraite, et bien sûr la réforme controversée sur le gaz naturel.

Le budget va devoir à présent passer le cap de la Knesset.