Une méthode de calcul a permis d’établir que Saturne faisait une rotation sur elle même en 10 heures, 32 minutes et 45 secondes, soit sept minutes de moins que les dernières estimations, ce qui permet de mieux connaître la planète.

La période de rotation de la planète Saturne, c’est-à-dire le temps qu’elle met pour tourner autour de son axe, a été difficile à déterminer car la planète est une géante gazeuse et il n’existe pas de point de repère solide à sa surface.

Les précédentes estimations avaient été faites par les sondes Voyager (10 heures, 39 minutes et 22,4 secondes), et Cassini (10 heures, 47 minutes et 6 secondes).

Cette nouvelle estimation a été réalisée par Ravit Helled du département de Géosciences de l’Université de Tel Aviv et ses collègues de l’Université de Rehovot, en Israël, et est publiée mercredi sur le site du journal Nature.

Les chercheurs ont appliqué la même méthode à la planète Jupiter, dont la période de rotation est, elle, bien connue, pour confirmer la cohérence de leurs calculs.

« Préciser la période rotation de Saturne a d’importantes implications pour la compréhension des dynamiques de l’atmosphère et de la structure interne » de la planète, explique M. Helled. Ce qui permet d’en connaître plus sur la formation de ces géantes gazeuses que sont Saturne et Jupiter.

En ce qui concerne l’atmosphère, « la vitesse des vents est toujours établie en relation avec la rotation de la planète », note-t-il, et la rotation a également un impact sur la composition de l’intérieur de la planète, comme la masse et le cœur.

Et une différence de moins de 8 minutes n’est pas anecdotique, souligne le chercheur : « une période de rotation plus rapide suggère que le cœur de Saturne est plus petit, et que la direction des vents à sa surface est plus symétrique avec des couloirs de vents venant aussi bien de l’est que de l’ouest ».