Le Canada a exigé mardi l’ouverture « immédiate » d’une enquête indépendante sur la découverte, pour la deuxième fois en une semaine, de roquettes cachées dans une école tenue à Gaza par une agence de l’ONU.

« J’ai été atterré de lire des informations, pas plus tard qu’aujourd’hui, faisant état de roquettes empilées dans une école gérée par l’UNRWA », l’Agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens, a déclaré dans un communiqué le chef de la diplomatie canadienne John Baird, dont le gouvernement est un allié inconditionnel d’Israël.

« Le Canada demande sans équivoque aux Nations unies de lancer immédiatement une enquête indépendante pour vérifier ces allégations », a-t-il poursuivi.

Les Nations unies avaient annoncé plus tôt mardi la découverte de roquettes cachées dans une école vide, le deuxième incident de ce type en une semaine.

Jeudi dernier, une vingtaine de roquettes avaient été retrouvées par l’UNRWA dans une autre de ses écoles de Gaza. « Cet incident, qui est le premier du genre à Gaza, met en danger des civils et (nos) équipes et fait peser un risque sur la mission vitale de l’UNRWA qui est d’assister et de protéger les réfugiés palestiniens », avait déploré l’agence onusienne.

L’organisation, insistant sur sa « neutralité », avait souligné qu’elle avait retiré les armes de l’école.

Le ministre canadien des Affaires étrangères John Baird a fait état d’informations « alarmantes », dont il n’a pas identifié la provenance, selon lesquelles « des fonctionnaires des Nations unies auraient redonné les armes au Hamas, une organisation placée sur la liste des organisations terroristes, une fois que les autorités israéliennes eurent découvert leur emplacement ».

« Si ces faits étaient avérés, ils iraient à l’encontre de tout ce que l’Organisation des Nations unies devrait représenter en tant qu’institution au service de la paix et de la sécurité de ses membres », a estimé le ministre canadien.