Les enfants israéliens atteints de crises d’épilepsie graves et régulières et dont les médicaments se sont révélés inefficaces pourront prétendre au cannabis médical, a décidé mercredi le ministère de la Santé.

Suite à une campagne menée par des parents d’enfants épileptiques, le ministère a décidé de réévaluer les demandes de prescription précédemment rejetées, l’épilepsie ne faisant pas partie de la liste de maladies pour lesquelles le cannabis peut servir de traitement.

Les 15 familles qui ont fait appel au ministère avaient menacé de s’exiler au Colorado si leurs demandes étaient rejetées.

« Ma fille fait sept à huit crises par jour et les docteurs ne peuvent rien faire », a écrit S. au ministère de la Santé selon le journal en ligne Cannabis.

« Je ne demande pas, j’implore – donnez-moi la permission d’utiliser du cannabis médical. Avec un tel nombre de crises, qu’attend le ministère de la Santé ? Que sa situation se détériore encore un peu plus, Dieu nous en préserve ? Pourquoi ne pas nous soulager, nous et notre fille ? Pourquoi nous faire souffrir comme ça ? »

« D’ici quelques jours ou semaines, les personnes jugées aptes [à un traitement par le cannabis] recevront une autorisation », a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

En outre, les docteurs surveilleront et étudieront les enfants qui recevront du cannabis afin de mesurer les effets sur les crises généralisées.

La décision de mercredi ne s’applique qu’aux enfants. Les prescriptions pour adultes continueront d’être évaluées par une commission spéciale.

Le ministère de la Santé a également ajouté la fibromyalgie à la liste des maladies susceptibles d’être soignées par la marijuana médicale.

Une liste qui comprend déjà le cancer, la maladie de Parkinson, le syndrome de Gilles de la Tourette, la douleur chronique et plusieurs types de scléroses.

L’utilisation médicale de la marijuana a fortement augmenté en 2013, selon des chiffres publiés par le ministère de la Santé, qui montrent que près de 13 000 patients ont pu en faire un usage légal contre 10 000 en 2012, soit une augmentation de 30 %.