Le festival du cinéma israélien à Paris fête cette année son seizième anniversaire. Cet événement fondé par Charles Zrihen et organisé par l’association Kolnoah aura lieu au cinéma les 7 Parnassiens du 29 mars au 5 avril prochain. Le festival est co-organisé avec les services culturels de l’Ambassade d’Israël en France.

Comme l’explique Charles Zrihen, « le Festival du cinéma israélien a pour objectif de promouvoir des œuvres cinématographiques peu diffusées, de présenter en avant-première des films qui seront distribués en France et de mieux faire connaître le patrimoine culturel israélien, tous genres et toutes sensibilités confondus. »

Pourtant, en décembre dernier, le Centre National du Cinéma et de l’image animée (CNC) a décidé de ne plus « accompagner financièrement » le festival du cinéma israélien justifiant cette décision par les « fortes contraintes budgétaires » de l’organisation.

Le CNC est rattaché au ministère de la Culture et de la Communication et s’occupe de financer l’audiovisuel et le cinéma en France. Cela faisait maintenant 15 ans que le CNC soutenait financièrement le festival à hauteur de plusieurs milliers d’euros.

Cette décision a été prise a priori bien avant que le Festival du cinéma israélien ait présenté le programme de ses festivités 2016 et ait fait parvenir sa volonté de moderniser le festival.

« Cette année, le Festival innove, avec un nouveau lieu – le cinéma les 7 Parnassiens, véritable fleuron du cinéma art et essai – qui permettra de créer une manifestation culturelle de grande ampleur, incluant concerts, exposition photo, librairie éphémère et comptoir gastronomique, en plus bien sûr des projections de films dans des salles de grande capacité, » a déclaré le fondateur du festival, Charles Zrihen.

Le 14 janvier dernier, les organisateurs du Festival ont adressé une lettre à Audrey Azoulay qui était conseillère à la culture et à la communication auprès du président François Hollande et qui vient d’être nommée ministre de la Culture et de la Communication.

Dans cette lettre, le festival du cinéma israélien demande à ce que cette décision soit révisée en considérant « les nouvelles ambitions du Festival et notre nouveau défi. »

Ce festival permet aujourd’hui de donner une image de l’intérieur d’Israël et ouvre la voie à un dialogue grâce au cinéma. « C’est un véritable pont entre Israël et la France, qui s’inscrit dans la lignée de la politique d’échanges culturels entre les deux pays et offre un regard neuf et parfois sans concession sur la société israélienne, ses interrogations, ses conflits entre générations ou encore ses rapports avec la diaspora, » souligne Charles Zrihen.

Cette demande n’a pour le moment pas suscité de réponse. Les organisateurs du festival restent dans l’attente d’un changement de politique aux lendemains de la nomination d’Audrey Azoulay en tant que ministre.