Un comité municipal de Jérusalem a approuvé la construction d’un gratte-ciel et du projet commercial qui l’accompagne, dans le centre animé de la capitale, et ce dans l’espoir de revitaliser le centre-ville.

Conçue par Daniel Libeskind, un architecte d’origine polonaise qui a créé le Musée juif de Berlin et le Mémorial du 11 septembre de New York, la « Freedom Pyramid » (« Pyramide Liberté ») sera construite à côté du marché Mahane Yehuda, dans le centre-ville de Jérusalem, sur les ruines du vieux théâtre Eden.

Libeskind travaillera avec l’architecte israélien Yigal Levi, qui a conçu la tour polyvalente pour inclure une zone d’activité commerciale, en plus des unités résidentielles.

La tour de 35 000 mètres carrés comprendra 200 appartements de luxe, un hôtel de charme, un restaurant sur le toit, des magasins de détail, une place publique extérieure et des belvédères.

La structure sera à moitié en pierre, et moitié en verre et fera 105 mètres de haut. Elle affichera sur sa façade des motifs juifs, comme des étoiles de David intégrées.

Le comité, qui a approuvé le projet en mai, a déclaré cette semaine que la tour devra sortir de terre dans les cinq ans. Sinon, les permis de construire pourraient être révoqués.

La Pyramide Liberté est différente de ce que Levi et Libeskind avaient originellement prévu. En 2011, les deux architectes avaient dévoilé une tour courbée de 24 étages faite de verre et de pierre. Mais depuis, cependant, la conception du bâtiment a été modifiée afin d’inclure d’autres niveaux et les quatre étages de la zone commerciale.

Dirigée par le maire adjoint Kobi Kahlon, le comité de planification et de construction locale a approuvé le projet presque à l’unanimité.

Pepe Alalu était le seul membre du conseil à voter contre le projet. Selon lui, la tour a dépassé la hauteur maximale autorisée de 26 étages pour les gratte-ciels, et les ajouts faits par les développeurs ne justifiaient pas sa refonte.

Alors que la municipalité de Jérusalem fait pression pour transformer le centre-ville en un centre accessible au commerce, aux affaires et au tourisme au cours des dernières années, les architectes, les urbanistes et les politiciens mettent en garde : les gratte-ciels de Jérusalem pourraient endommager le patrimoine historique unique de la ville.

La skyline de Jérusalem est déjà parsemée d’un certain nombre de gratte-ciels, construits alors que la municipalité n’appliquait pas encore les règles de construction strictes de la ville.