Le commandant de l’armée libanaise a déclaré vendredi que le Liban avait contrecarré les progrès de l’Etat islamique de Syrie et d’autres tentatives du groupe pour établir une présence au Liban qui pourraient conduire à la guerre civile.

« L’EIIL s’appuie sur des cellules dormantes à Tripoli et à Akkar, ainsi que sur certaines forces politiques de la communauté sunnite [pour atteindre leurs objectifs], » a déclaré le général Jean Kahwaji, selon le journal libanais The Daily Star. « S’ils avaient réussi dans leurs programmes, une guerre civile aurait éclaté au Liban. »

Selon Kahwaji, « l’armée a réussi à repousser les militants [à Arsal] en les repoussant vers les montagnes. »

En juillet, les membres de l’EI et d’Al-Nosra lié à Al-Qaïda ont attaqué les forces de sécurité libanaises à Arsal, qui etaient postées à la frontière syrienne dans l’est du Liban.

Les djihadistes se sont retirés dans les montagnes autour de Arsal après un cessez-le-feu, mais ont pris en otages près de 30 soldats et de policiers.

Trois d’entre eux ont depuis été exécutés, contribuant à augmenter de l’anxiété au Liban sur l’empiétement des djihadistes et des retombées de plus de trois ans de guerre en Syrie sur son sol.

Kahwaji affirme que le Liban devait « être prudent », dans ses actions en raison des 27 personnes encore détenues en captivité.