Le chef du Hamas, Khaled Meshaal, est toujours bienvenu au Qatar, où il doit se sentir « chez lui » a assuré lundi le ministre des Affaires étrangères de ce petit Etat du Golfe, démentant que le dirigeant palestinien ait été invité à quitter le pays.

« Khaled Meshaal est un hôte cher à nos cœurs. Il est de fait chez lui », a déclaré le ministre Khaled al-Attiya, démentant des informations selon lesquelles le chef du bureau politique du Hamas était sur le point de quitter le Qatar, où il vit en exil depuis 2012, pour s’installer en Turquie à la demande de Doha.

Le départ de Meshaal n’est qu’une « rumeur » destinée à pousser le Qatar à « abandonner sa position sur la question palestinienne, ce qui est impossible », a affirmé Attiya à la presse à Doha, selon l’agence officielle Qna.

« Les autorités qataries et nos frères en Turquie n’ont jamais eu un tel projet », a-t-il insisté.

Le Qatar a régulièrement été accusé de soutenir des groupes islamistes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Il vient juste de se réconcilier avec l’Egypte après de vives tensions déclenchées par le soutien que Doha est accusé d’avoir apporté aux Frères musulmans, dont est issu le président islamiste Mohamed Morsi, destitué par l’armée en juillet 2013.

Cela fait suite au réchauffement des relations entre le Qatar et ses partenaires du Golfe – Arabie saoudite, Emirats et Bahreïn – qui ont à nouveau dépêché des représentants à Doha récemment, après des mois de tensions en raison de liens entre la confrérie et le Qatar, également accusé de se mêler des affaires intérieures de ses voisins.

Le Qatar et l’Egypte « n’ont pas de différend » a affirmé lundi Attiya, ajoutant que les deux pays ont néanmoins des « différences d’opinions sur certains sujets ».