Le dirigeant du groupe terroriste Hamas dans la bande de Gaza, Ismael Haniyeh, a déclaré vendredi qu’à la fois Israël et l’Autorité palestinienne étaient incapables de faire cesser la poussée actuelle de violence qu’il a considéré être une « intifada », (violent soulèvement).

Cette « intifada », le mot désignant les deux soulèvements populaires de 1987-1993 et 2000-2005, est l’un des « plus grands virages stratégiques de ces dernières années », a-t-il dit, « et elle se poursuivra jusqu’à ce que la terre [de Palestine, ndlr] soit libérée ».

« Rien ne sera capable de stopper cette intifada, a-t-il affirmé. Ni l’ennemi occupant ni sa coopération sécuritaire avec l’Autorité palestinienne », a-t-il déclaré en faisant référence aux initiatives de défense commune de longue date entre Jérusalem et Ramallah.

Il s’exprimait à l’occasion d’un « festival » du Hamas à Rafah, dans le sud de l’enclave palestinienne, au cours duquel des combattants des brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du groupe terroriste du Hamas, ont reconstitué des scènes d’attaques armées.

Ils ont par exemple représenté une fausse attaque contre des Israéliens de Cisjordanie avec des fusils d’assaut. Des combattants masqués de Qassam ont aussi mis en scène un attentat suicide dans un bus israélien devant la foule.

Haniyeh a continué pour affirmer que l’accord que Mohammed al-Qiq, le Palestinien en grève de la faim, a atteint vendredi avec Israël mettant fin à sa détention administrative était la preuve que « l’occupation peut être vaincue ».

Le groupe terroriste du Hamas dirige la bande de Gaza, l’enclave palestinienne coincée entre l’Egypte et Israël et séparée de la Cisjordanie. Gaza a été le site de trois guerres entre Israël et le Hamas depuis 2008, mais est restée relativement calme pendant la vague d’attaques palestiniennes au couteau, à main armée et à la voiture bélier qui a commencé en octobre dans tout le pays. Un certain nombre de Palestiniens ont été tués par les forces de sécurité israéliennes pendant de violentes manifestations le long de la frontière de Gaza pendant ce moment.

La poussée de violence a soulevé la crainte d’une troisième intifada palestinienne.

Bien que Haniyeh, qui est de fait le dirigeant politique de Gaza, a démenti ces dernières semaines que le Hamas cherchait une nouvelle série de violences contre Israël, il a salué les efforts en hausse du groupe pour creuser des tunnels souterrains conçus pour attaquer Israël.

Haniyeh et d’autres dirigeants du Hamas ont rendu hommage aux terroristes qui ont mené des attaques ces derniers mois, et ont de plus en plus appelé les Palestiniens à mener des attaques contre des Israéliens. Le Hamas est de son propre aveu engagé à détruire Israël.

Des Palestiniens simulent une attaque contre une voiture israélienne pendant un spectacle à l'occasion d'un rassemblement anti-Israël à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 26 février 2016. (Crédit : AFP / SAID KHATIB)

Des Palestiniens simulent une attaque contre une voiture israélienne pendant un spectacle à l’occasion d’un rassemblement anti-Israël à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 26 février 2016. (Crédit : AFP / SAID KHATIB)

L’AFP a contribué à cet article.