Le co-président du mouvement des Républicains à l’étranger en Israël a salué samedi la nomination de David Friedman au poste de prochain ambassadeur des Etats-Unis au sein de l’Etat Juif ainsi que son intention déclarée de relocaliser à Jérusalem l’ambassade américaine.

« En tant qu’Israéliens, nous sommes ravis d’accueillir M. Friedman, notre nouvel ambassadeur américain en Israël, a déclaré Marc Zell dans un communiqué. En particulier depuis qu’il a affirmé, lors de notre événement du mois d’octobre, que l’administration Trump relocaliserait l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. »

Friedman, 57 ans, juif orthodoxe parlant couramment hébreu, avait pris la parole après Zell lors d’un rassemblement pré-électoral organisé par le groupe à Jérusalem le 26 octobre.

Si sa nomination, la semaine dernière, a été saluée par des politiques israéliens de droite, comme la vice-ministre des Affaires étrangères Tzipi Hotovely, elle a été également sévèrement condamnée par des groupes juifs américains comme JStreet.

Le président élu Donald Trump et l’envoyé en Israël qu’il a désigné pourraient facilement relocaliser l’ambassade à Jérusalem sans que cela ne coûte aux contribuables américains, a expliqué Zell.

Le consulat américain de Jérusalem, situé dans le quartier de Talpiot, adjacent au possible emplacement de l'ambassade américaine, en décembre 2016. (Crédit : Raphael Ahren/Times of Israël)

Le consulat américain de Jérusalem, situé dans le quartier de Talpiot, adjacent au possible emplacement de l’ambassade américaine, en décembre 2016. (Crédit : Raphael Ahren/Times of Israël)

« Voici comment : tout d’abord, la loi américaine adoptée sous la présidence de Bill Clinton établit que les Etats-Unis doivent déplacer leur ambassade à Jérusalem. Tous les six mois depuis le vote de cette loi, chaque président, Barack Obama récemment, il y a seulement quelques jours, a signé une dispense pour, en effet, passer outre la loi américaine. Tout ce que M. Trump a à faire, dans moins de six mois, c’est rien, a-t-il estimé. La loi américaine, qui est effective maintenant, ne sera pas ignorée et l’ambassade américaine pourra être transférée à Jérusalem dès le jour suivant. »

Zell a ajouté que « tout ce qu’ils ont besoin de faire, c’est de changer l’enseigne sur le Consulat américain de Jérusalem pour afficher : ‘ambassade américaine’. Je connais un grand nombre d’Israéliens qui seraient heureux de payer ce panneau, dont moi. »

Zell, qui s’était initialement opposé à la candidature de Trump mais qui, au début de l’année, a finalement accordé son soutien au milliardaire de Manhattan et fait campagne sans relâche en son nom, se référait là à la loi dite du Jerusalem Embassy Act.

Selon les termes de cette législation, l’administration américaine doit reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et déplacer son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem.

Cette loi autorisait toutefois le président à renoncer à son application si cette dernière devait s’effectuer au détriment des intérêts nationaux américains. Depuis son adoption, tous les présidents, Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama, ont signé la même dispense tous les six mois, même si le déplacement de l’ambassade était une des promesses de campagne de Bush et de Clinton.