Le rabbin Yohanan Sofer est mort samedi matin à Jérusalem des complications d’une pneumonie à l’âge de 93 ans.

Sofer, considéré comme une autorité halachique de premier plan avec une énorme influence sur le judaïsme orthodoxe, était un survivant de l’Holocauste qui dirigeait la dynastie Erlau (Eger), une petite communauté hassidique en Israël.

Sofer était né en Hongrie, où son père et son grand-père avaient été grands rabbins dans leur ville natale d’Erlau.

En 1944, Sofer a été déporté avec la plupart de sa famille à Auschwitz, où son père et son grand-père ont rapidement été tués.

Sofer a survécu au camp de concentration nazi et est retourné à Erlau pour diriger la poignée de juifs de la ville qui avait réussi à échapper à l’Holocauste.

Mais la prise de pouvoir communiste dans la Hongrie d’après-guerre et l’antisémitisme répandu ont poussé Sofer et d’autres membres de sa communauté à fuir l’Europe de l’Est pour Israël en 1950.

A Jérusalem, il a continué l’héritage familial en fondant une yeshiva dans le quartier non orthodoxe de Katamon et un mouvement à son nom. Sofer a continué à établir des synagogues, des yeshivas et d’autres institutions religieuses en Israël pendant toute sa vie.

Le président Reuven Rivlin a présenté lundi ses condoléances à la famille de Sofer, parlant du rabbin comme d’une « figure unique aimée par les juifs laïcs, religieux et ultra-orthodoxes ». Rivlin a également souligné l’importance de prendre soin des survivants de l’Holocauste pendant leurs derniers jours.

Le parti ultra-orthodoxe Shas, représenté à la Knesset, a publié un communiqué après la mort de Sofer, rendant hommage à son dévouement et à la compassion qu’il a montré au cours de sa direction.

En début de mois, Sofer avait été admis à l’hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem avec un cas aigu de pneumonie. Quelques jours après sa sortie, Sofer, souffrant d’une sévère infection, avait été à nouveau admis dans l’unité de soins intensifs, où il est décédé tôt lundi matin.

Les funérailles de Sofer devaient avoir lieu au cimetière Har Jamenuhot de Jérusalem lundi après-midi. Le site d’informations ultra-orthodoxe a annoncé que plusieurs routes de la capitale seraient fermées pendant la procession funéraire, y compris les rues Yotam, Rachel Imenu, Hizkiyahu Hamelech, Mishmar Ha’am et Ezrat Torah.