Le compte Twitter d’une candidate républicaine juive au Sénat américain, qui aurait « liké » des publications de David Duke, ancien dirigeant du groupe suprématiste blanc du Ku Klux Klan (KKK), a en fait été piraté.

Lena Epstein, qui se présente pour les primaires dans le Michigan, et qui été coprésidente de la campagne de Donald Trump en 2016, a démenti tout lien avec Duke.

« En tant que Juive, avec des racines profondément ancrées dans la religion juive, une lignée de dirigeants juifs et des proches qui ont été tués durant l’Holocauste à cause de la haine et des préjugés, rien ne me blesse plus que le fait de suggérer que je puisse soutenir, ‘aimer’ ou cautionner David Duke, les néo-nazis, ou tout groupe qui promeut la haine et les préjugés », a déclaré Epstein dans un communiqué publié vendredi.

Les tweets qu’elles aurait « liké » ont connu plus de succès quand le chef du parti démocrate, Brandon Dillon, a commencé à partager des captures d’écran, selon le site d’informations MLive.

David Duke, ancien chef du KKK, leader de la suprématie blanche, en Allemagne en 2002. (Crédit : Aubignosc, CC BY-SA 3.0, via WikiCommons)

David Duke, ancien chef du KKK, leader de la suprématie blanche, en Allemagne en 2002. (Crédit : Aubignosc, CC BY-SA 3.0, via WikiCommons)

Epstein a partagé une capture d’écran d’un message de Twitter lui demandant de confirmer l’adresse e-mail liée à son compte Twitter, indiquant que son compte avait été piraté. Elle a également partagé le lien d’un article rédigé par une agence de détectives privés qui a déterminé qu’une « intrusion illégale » avait eu lieu sur son compte Twitter.

Dans un tweet, Epstein a appelé Dillon à s’excuser d’avoir diffusé ses captures d’écran et à supprimer ses tweets. Dillon a répondu par un tweet, appelant Epstein « à s’excuser d’avoir liké David Duke ». Il a également demandé au parti républicain du Michigan de s’excuser de la candidature d’Epstein au Sénat.

Lors d’une récente apparition sur Fox News, Epstein avait félicité Trump pour sa réaction face au racisme et à la violence et a réaffirmé que les suprématistes blancs et les néo-nazis ne représentent pas le parti républicain, selon MLive.

Le site de sa campagne l’a décrite comme « un membre de la génération Y qui a passé une décennie comme femme d’affaire dans l’industrie automobile, chef de communauté, et conservatrice reconnue à l’échelle nationale. »