Le principal suspect dans l’attaque à la voiture bélier de mercredi soir qui a blessé trois soldats s’est rendu aux forces de sécurité jeudi après que des membres de sa famille – dont son père – ot été arrêtés, a fait savoir la radio israélienne.

Hamam Mesalmeh est arrivé au Bureau de coordination du District du Gush Etzion vers midi et il est actuellement entendu au sujet de l’attaque. Ce Bureau a pour rôle de coordonner les activités entre les forces de sécurité israéliennes et palestiniennes.

Plus tôt, Tsahal a arrêté son père et son frère, selon les rapports des médias palestiniens.

La radio israélienne cite l’agence palestinienne Safa, qui a rapporté jeudi que les forces de sécurité avaient pénétré dans le village de Beit Awa, près de Hébron, et dit à la famille Mesalmeh que leur fils était le principal suspect dans l’attentat à la voiture bélier. Plusieurs autres membres de la famille peuvent avoir été déjà détenus, selon les rapports.

Selon l’agence Maan, les forces de sécurité ont également arrêté 15 Palestiniens dans un raid de nuit à travers la Cisjordanie mercredi.

Les forces de sécurité ont également arrêté plusieurs suspects qui pourraient être des complices de l’attaque, dans le camp de réfugiés d’al-Arroub au sud de Jérusalem.

Les Palestiniens ont jeté des pierres sur les voitures israéliennes jeudi alors qu’elles passaient à proximité de l’endroit où l’attaque avait eu lieu. Il n’y a pas eu de rapports de blessures ou de dommages.

Mercredi soir un véhicule palestinien s’est lancé sur les soldats, qui se tenaient à côté de la route 60 près d’al-Aroub. Le véhicule avait été identifié comme un gros camion commercial blanc, et un van correspondant à la description a ensuite été retrouvé par les troupes de Tsahal.

Dans une vidéo mise en ligne qui montre l’acte terroriste, les trois soldats sont clairement visibles sur le côté de la route. La camionnette blanche s’approche de la gauche et, sans ralentir, percute les soldats et s’en va.

Une chasse à l’homme à grande échelle s’était mise en place pour retrouver Hammam Mesalmeh, comprenant des barrages de police et de Tsahal dans la région.

« L’armée israélienne mène une recherche généralisée dans la région pour localiser le véhicule et son conducteur, » avait indiqué l’armée dans un communiqué.

Peu de temps après l’attaque, le Hamas avait salué l’attaque contre les soldats.

L’attaque est intervenue quelques heures après que, dans la capitale, un homme de Jérusalem-Est a lancé sa camionnette dans un groupe de piétons, tuant un officier de la police des frontières et blessant 11 autres personnes, dont un gravement.

La victime, Jedan Assad, 38 ans, originaire du village druze de Beit Jann sera inhumée jeudi après-midi à 13h00 heure locale.

Assad était le père d’un garçon de trois ans ; sa femme est actuellement enceinte de cinq mois.

Les soldats israéliens sont évacués à l'hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem après avoir été percutés par un chauffeur palestinien près du village de Cisjordanie de Al Aroub près de la jonction de Gush Etzion, à l'extérieur de Jérusalem. (Crédit : Hadas Parush / Flash90)

Les soldats israéliens sont évacués à l’hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem après avoir été percutés par un chauffeur palestinien près du village de Cisjordanie de Al Aroub près de la jonction de Gush Etzion, à l’extérieur de Jérusalem. (Crédit : Hadas Parush / Flash90)

La radio israélienne a rapporté qu’une nouvelle campagne de médias sociaux appelait à plus d’attaques terroristes utilisant des véhicules comme des armes. La campagne s’appellerait « Daas » le mot arabe pour « écraser », qui est aussi un jeu de mots avec « Daesh » le nom utilisé pour le groupe terroriste État islamique.

L’auteur de l’attentat de Jérusalem, 48 ans, Ibrahim al-Akary du quartier de Shuafat à Jérusalem-Est, était le père de cinq enfants ; il a été enterré mercredi soir dans la Vieille Ville.

Six personnes sont toujours hospitalisées à cause de cette attaque ; l’une dans un état critique, trois blessés graves et deux autres avec des blessures modérées à légères.

L’une des victimes, un homme de près de 20 ans, n’avait pas de pièce d’identité sur lui : son identité a donc été inconnue pendant des heures. Des membres de la famille ayant enfin contacté les autorités, a fait savoir la radio israélienne, son identité a enfin pu être établie. L’information n’a pas été communiquée à la presse.