Un mois après que Recep Tayyip Erdogan a signalé sa volonté de réparer les liens avec Israël après des années de gel, le président turc mardi a accueilli une délégation de dirigeants juifs américains à sa résidence officielle d’Ankara.

Malcolm Hoenlein, le vice-président de la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, considéré comme étant un proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu, est arrivé à la réunion Ankara directement de Jérusalem.

Lui et d’autres représentants de la Conférence, un groupe de coordination qui représente des dizaines d’ONG juives américaines, ont rencontré Erdogan, le Premier ministre Ahmet Davutoglu et d’autres hauts responsables.

Cette réunion marque la première fois que des dirigeants juifs de hauts-rangs rencontrent des responsables turcs depuis une réunion de 2009 au Forum économique mondial de Davos, où Erdogan, en colère, a dénoncé les actions militaires d’Israël contre les combattants du Hamas dans la bande de Gaza, marquant le début de ce qui allait devenir un gel entre ce qu’étaient autrefois de proches alliés.

Erdogan a déclaré à un journal turc en décembre qu’il espérait rétablir les liens avec Israël.

En quelques jours, de nouveaux rapports ont affirmé qu’Israël et la Turquie avaient déjà conclu un accord préliminaire pour normaliser leus relations.

Malcolm Hoenlein (right) with Prime Minister Benjamin Netanyahu (Photo credit: Uri Lenz/FLASH90)

Malcolm Hoenlein (à droite) avec le Premier Ministre Benjamin Netanyahu (Crédit: Uri Lenz/FLASH90)

La Turquie, un membre de l’OTAN était un allié régional clé d’Israël jusqu’à ce que les deux pays soient en désaccord sur les opérations de Tsahal dans la bande de Gaza contre le Hamas à la fin de l’année 2008 et au début de l’année 2009 et sur un raid de Tsahal contre une flottille cherchant à forcer le blocus de sécurité de Gaza un an plus tard, où 10 ressortissants turcs ont été tués.

En 2011, la Turquie a expulsé l’ambassadeur israélien.

Malgré les excuses de Netanyahu en 2013, les efforts pour mettre fin à l’impasse ont échoué à plusieurs reprises, bien que ces dernières semaines, il y a eu des signes de plus en plus probants sur la perspective d’un rapprochement entre les deux pays.

« Israël a besoin d’un pays comme la Turquie dans la région », a déclaré Erdogan aux médias turcs en janvier. « Et nous aussi, nous devons accepter que nous avons besoin d’Israël. Ceci est une réalité dans la région ».

« Si des mesures réciproques sont mises en œuvre sur la base de la sincérité, la normalisation suivra », a conclu le président.

AFP a contribué à cet article.