Le Conseil de sécurité des Nations unies a dénoncé mercredi l’attentat du 24 mai, au Musée juif de Bruxelles qui a fait quatre morts.

« Les membres du Conseil de sécurité condamnent fermement toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d’intolérance, en particulier contre une institution dont la mission a toujours été de promouvoir l’ouverture et la tolérance », indique le communiqué selon l’agence de nouvelles chinoise Xinhua.

Le Conseil a également réaffirmé son opposition à l’usage du terrorisme, sous quelque forme et pour quelque raison, et a reconnu que l’attaque pourrait avoir eu une « motivation antisémite ».

La condamnation du Conseil de sécurité suit celle du Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, qui s’est dit « choqué » dimanche et a condamné toutes les formes de « racisme, de discrimination raciale et de xénophobie ». Il a transmis ses condoléances aux familles des victimes.

Alors que les autorités belges ont officiellement déclaré que l’attaque du musée était probablement un crime de haine raciste, les autorités ont commencé plus tôt dans la semaine à sonder les connexions terroristes possibles.

Le procureur fédéral Wenke Roggen a déclaré que le fait que l’attaque ait duré seulement une minute et demie avait conduit les autorités à croire qu’il y aurait un motif terroriste. Le procureur adjoint Ine Van Wymersch a ajouté que l’identité des deux victimes israéliennes avait pesé lourdement dans cette hypothèse.

Les victimes israéliennes, Myriam et Emmanuel Riva, un couple d’une cinquantaine d’années, avaient travaillé pour le gouvernement israélien.

Les bulletins de nouvelles belges et israéliens ont affirmé qu’Emanuel avait travaillé pour Nativ, un organisme gouvernemental qui a discrètement fait la promotion de l’immigration juive de l’ex-Union soviétique.

Tout comme le Mossad [l’agence de renseignements d’Israël] et son équivalent pour la sécurité intérieure, le Shin Bet, l’agence Nativ était sous l’autorité du cabinet du Premier ministre.

Les quatre victimes de la fusillade, dont une femme française qui faisait du bénévolat au musée et un employé belge de 24 ans, ont été touchés par des balles au visage et au cou.

Le jeune Belge a été déclaré mort suite à ses blessures, mais le procureur Van Wymersch a affirmé qu’il était encore en vie, mais « cliniquement mort ».

Les trois vidéos, effrayantes, réalisées par les caméras de sécurité montrent que le tireur, portant une casquette et des lunettes de soleil, mais avec des caractéristiques difficiles à distinguer, rentre à dans le musée, sort un genre de Kalachnikov d’un sac, puis tire à travers une porte avant de sortir.

Van Wymersch a refusé de confirmer ou de démentir les informations selon lesquelles une caméra a été attachée à l’un des deux sacs qu’il portait, lui permettant de filmer l’attaque de la même manière que l’avait fait Mohamed Merah, le Français qui a assassiné des Juifs à Toulouse il y a deux ans.