Une organisation anti-israélienne marocaine a publié une liste de personnes et d’institutions accusées de collaborer avec Israël.

L’observatoire marocain pour la lutte contre la normalisation avec Israël a révélé cette liste dans son rapport annuel de 2013, selon le site d’actualités Hespress.com.

Parmi les personnalités citées, figurent André Azoulay, le conseiller juif du roi Mohammed VI, Driss El Yazami, le président du conseil national des droits de l’Homme, l’homme d’affaires Gabriel Banon ainsi qu’Ibrahim el Fassi Fihri, le fondateur du programme d’échanges étudiant Amadeus.

Toutes ces personnalités sont mentionnées pour avoir visité Israël ou œuvré pour un renforcement de la collaboration avec Jérusalem, selon le rapport, qui qualifie certains de ces individus de « symboles de l’infiltration sioniste au Maroc. »

L’observatoire regroupe des organisations et des individus qui souhaitent mettre un terme aux relations commerciales et internationales entre Israël et le Maroc, l’un des pays du monde arabe les plus modérés à l’égard d’Israël.

Le groupe a été établi l’an dernier par cinq partis politiques, dont le parti islamiste au pouvoir, qui ont parrainé deux projets de loi rendant illégal le commerce avec des entités israéliennes. L’un des textes prévoit également de rendre illégale l’entrée d’Israéliens sur le territoire marocain, selon le quotidien marocain Ya Biladi.

Près de 250 000 Juifs marocains ont dû quitter le Maroc dans les deux décennies ayant suivi la création d’Israël, en 1948.

Plusieurs dizaines de Juifs ont été assassinés au cours d’au moins trois pogroms ayant eu lieu entre 1938 et 1954 selon Shmuel Trigano, professeur de sociologie à Paris X.

Le sionisme est devenu illégal au Maroc en 1959 et a été qualifié de « crime grave. » Le Maroc a mis fin à sa politique hostile à la fin des années 1980 et entrepris la reconstruction de dizaines de sites historiques juifs.