Le corps d’un soldat de l’armée israélienne a été découvert près de Haïfa par des proches et des officiers de police, qui ont déclaré qu’au vu du cadavre, sa mort avait sans nul doute été violente.

Tamer Abu Yaman, 19 ans, avait disparu la semaine dernière de sa maison de Rameh en Galilée.

Son corps mutilé a été découvert près d’une route menant à l’université de Haïfa, située sur le mont Carmel. Il n’a pas pu être immédiatement identifié en raison de la gravité de ses blessures.

La police a lancé une enquête sur la mort d’Abu Yaman. La piste criminelle est envisagée plutôt que d’éventuelles motivations nationalistes.

Abu Yaman, un Druze, s’était engagé dans l’armée il y a près d’un an, mais il avait pris un congé afin d’aider ses proches financièrement. Sa famille, locataire à Rameh, a été décrite comme extrêmement pauvre et isolée socialement.

Selon le recensement de 2011, un peu plus de la moitié des habitants de Rameh sont chrétiens, 30 % sont druzes et environ 20 % sont musulmans.

Ali, le père du soldat, a confié il y a une semaine que son fils avait tenté de se rendre à Haïfa mercredi dernier, mais qu’il avait perdu son contact quelques heures plus tard.

Lorsqu’il a averti la police de la disparition de son fils, on lui aurait répondu que la vie de Tamer n’était pas en danger.

Ali Abu Yaman, ex-militaire et ancien membre de la police frontalière, a affirmé dimanche que personne au sein de l’armée ne l’avait contacté durant les recherches pour retrouver son fils.