Meir Shitrit, membre de la Knesset représentant le parti Hatnua de centre-gauche, a rejoint la course pour succéder au président Shimon Peres, mercredi.

Il est le troisième candidat à la présidence à obtenir les 10 signatures de soutien des députés requises pour se présenter.

Deux autres candidats, les députés Reuven Rivlin (Likud) et Binyamin Ben-Eliezer (Travailliste), ont eux aussi rassemblé suffisamment de signatures pour participer aux élections du 10 juin.

Le président sera choisi par les 120 membres de la Knesset lors d’un vote à bulletin secret.

Dans le même temps, le vétéran politique David Levy, un ancien ministre des Affaires étrangères du Likud qui n’a pas gagné de siège de député en 2006, a déclaré qu’il envisagerait de faire campagne pour la présidence s’il sentait un soutien suffisant du public et si le Premier ministre Benjamin Netanyahu se ralliait à sa campagne .

« Il y a eu beaucoup de demandes, et la question nécessite un examen attentif », a déclaré Levy à Ynet.

« Il s’agit d’une position élevée. Si j’ai l’impression qu’elle réunit la plupart des gens, alors la course en vaudrait la peine ».

Shitrit, qui a occupé sept postes ministériels depuis son élection à la Knesset en 1981 – dans le passé, il fut membre de la Knesset pour le Likoud et Kadima – a reçu le soutien du chef du parti Hatnua Tzipi Livni et d’autres camarades de sa faction quand il a annoncé son intention d’entrer dans la course en février.

Bien que Shitrit soit resté discret mercredi sur les noms de ses collègues parlementaires – hormis les cinq députés de Hatnua – qui ont apposé leur signature, les médias pensent qu’il a dû probablement demander le soutien de son beau-frère ministre des Affaires sociales Meir Cohen (Yesh Atid) et d’autres députés de Yesh Atid et de Shas.

La course pour trouver un successeur à Peres, dont le mandat prend fin le 27 juillet, a été entachée par des scandales et des controverses ces derniers mois.

Plus tôt ce mois-ci, les médias israéliens ont déclaré que Netanyahu voulait reporter l’élection présidentielle d’au moins six mois, période durant laquelle il pourrait faire passer une loi abolissant la fonction présidentielle – une idée rapidement rejetée par Yair Lapid, ministre des Finances, de Yesh Atid, un partenaire clé de la coalition.

La semaine dernière, une campagne négative visant Rivlin a été menée avec des vidéos envoyées anonymement par e-mail aux 120 membres de la Knesset, qui choisissent le président.

La vidéo est censée montrer le candidat du Likud à côté de « top machers » – mot yiddish qui peut être plus ou moins traduit comme « gros magouilleurs » – avec le récemment condamné Ehud Olmert, l’ancien président incarcéré Moshe Katsav, et l’ancien ministre des Finances Avraham Hirchson, qui a purgé une peine pour détournement de fonds. Le clip comporte également des coupures de presse sur Rivlin publié dans le passé, et a comme légende, « Combien ça coûte d’acheter un membre de la Knesset en Israël ? »

Ben-Eliezer a récemment été accusé d’avoir joué à des jeux d’argent à Londres entre 1999 et 2002, au cours de ses mandats de vice-Premier ministre, ministre de la Communication, ministre du Logement et ministre de la Défense.

Une autre rumeur sur un candidat potentiel, le ministre des Infrastructures nationales, Silvan Shalom (Likud), qui a récemment fait face à une accusation d’agression sexuelle sur une femme qui a travaillé pour lui il y a 15 ans, quand il était en poste en tant que ministre des Sciences.

Après enquête, la police a clos l’affaire mais des sources ont déclaré mercredi que Shalom a néanmoins décidé d’abandonner sa campagne.

Il a eu deux réunions avec Netanyahou, ces derniers jours, mais n’a pas réussi à obtenir l’approbation du Premier ministre.