Le président du parti Hadash, le député Mohammed Barakeh, a été condamné dimanche matin pour avoir attaqué un activiste de droite.

L’incident s’était déroulé en 2006 lors d’une manifestation contre la seconde guerre du Liban.

Barakeh s’était précipité pour défendre un activiste de gauche, Uri Avnery, qui aurait été menacé lors de la manifestation pacifiste à Tel Aviv, sur la place Rabin.

Le tribunal d’instance de Tel Aviv a exonéré le député d’autres accusations telles que l’obstruction d’un agent de police lors d’une manifestation à Bilin en 2005.

Le tribunal avait déjà rejeté deux des chefs d’accusations en novembre 2011, argumentant que Barakeh était protégé par l’immunité parlementaire, et ne pouvait donc pas être jugé pour ces incidents.

Hassan Jabarin, un avocat de Barakeh, a souligné que le tribunal avait critiqué la manière dont la police avait traité l’affaire et avait qualifié l’arrestation d’abusive.

Jabarin dirige également le centre Adalah, le Centre juridique pour la minorité arabe en Israël. Il a demandé au procureur général Yehuda Weinstein d’abandonner les poursuites restantes pour agression.

« Ce procès a démontré que l’inculpation, formulée par le bureau du procureur de l’État, et soutenue par le procureur général de l’époque [Menachem] Mazuz, s’est effondrée avec honte, » a indiqué Barakeh.

« Je pense que les avocats du bureau du procureur de l’État ne peuvent désormais plus prétendre soutenir la justice et la vérité après un tel échec. Selon moi, il y a de quoi consulter mes avocats sur une plainte contre le bureau du procureur de l’État pour négligence. »

Le parquet et la police n’ont pas encore commenté les faits.