« Les commentaires de Netanyahu au Congrès des États-Unis vont encore creuser les écarts existants (entre Israël et ses partisans) dans différents domaines et bénéficieront au final à l’Iran », écrit Hamid Aboutalebi, le chef adjoint de Rouhani pour les affaires politiques, sur Twitter, selon l’agence officielle Fars.

Son « discours guerrier » renforcera « les failles » entre démocrates et républicains américains, entre le Congrès et le gouvernement américain, mais aussi entre « les Etats-Unis et le régime sioniste », écrit M. Aboutalebi sur son compte Twitter, repris par le site officiel du gouvernement iranien dolat.ir.

Selon lui, il provoquera également des divisions entre les Etats-Unis et les pays européens, augmentera les oppositions à l’intérieur « de la société et du régime d’occupation » d’Israël, « renforçant sa fragilité », et d’une manière plus générale provoquera davantage de divisions « entre les va-t-en guerre et les partisans de la paix » à travers le monde.

Et « in fine l’approfondissement (de ces failles) profitera à l’Iran », ajoute M. Aboutalebi, en citant la conseillère américaine à la Sécurité nationale, Susan Rice, qui a affirmé que l’initiative de M. Netanyahu était « destructrice pour les bases mêmes des relations américano-israéliennes ».

M. Aboutalebi est l’adjoint pour les affaires politiques du bureau présidentiel et très proche du président Rohani.

Pendant ce temps, le général iranien Masoud Jazayeri déclare qu’Israël « bluffe » lorsqu’il brandit des menaces militaires à l’encontre de Téhéran.

« Tous les experts militaires de haut rang confirment que le régime sioniste est simplement en train de bluffer et n’est pas en mesure d’exécuter la moindre action militaire contre la République islamique d’Iran », a dit Jazayeri, selon Fars.

« Les sionistes et les Américains savent bien que le compte à rebours pour l’annihilation d’Israël commencera au moment même où la moindre attaque sera menée, » ajoute-t-il.

Jazayeri a menacé Israël et les Etats-Unis à de nombreuses reprises dans le passé.

Lors d’une visite controversée de 48 heures à Washington, M. Netanyahu doit s’adresser mardi au Congrès, dans une tentative de dernière minute destinée à faire capoter un accord entre les grandes puissances et l’Iran.

L’Iran et les pays du 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) doivent poursuivre la semaine prochaine en Suisse leurs discussions sur un accord historique qui doit garantir la nature uniquement civile et pacifique du programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions internationales asphyxiant l’économie de ce pays. Ils espèrent parvenir à un accord d’ici le 31 mars.

AFP a contribué à l’article.