La mort d’une touriste sud-africaine en Israël la semaine dernière des suites d’une allergie alimentaire a dévasté sa famille.

Mais quand l’occasion s’est présentée, les proches de Lydia Labuschagne n’ont pas hésité à faire don de ses organes à des patients israéliens, ce qui a permis de sauver cinq vies.

Labuschange est morte le 31 mars d’une grave allergie au sésame, une semaine après avoir mangé du poisson assaisonné à la téhina dans un restaurant de Jérusalem. Si elle savait qu’elle était allergique au sésame, elle ne savait pas que le produit était à la base de la recette de la téhina.

Quelques minutes après le repas, Labuschagne a eu une réaction allergique et a été transférée d’urgence au centre médical de Shaare Zedek.

Pendant plusieurs jours, Labuschange est restée dans l’unité de soins intensifs, inconsciente et dans un état critique, tandis que le personnel médical tentait de lui sauver la vie. Mais mardi dernier, son activité cérébrale a cessé et elle a succombé à son allergie.

Chrétienne fervente, elle avait travaillé pour l’église chrétienne Hatfield de Pretoria. Labuschange était également diplômée de l’université de Pretoria.

Elle avait déménagé à Johannesburg, où elle était devenue enseignante au Waterstone College. Quand l’université a partagé la nouvelle de la tragédie sur sa page Facebook, les parents et les collègues de la jeune femme ont loué l’influence qu’elle avait eue sur ses élèves.

« C’était une personne merveilleuse et un professeur extraordinaire… Elle a été une énorme source d’inspiration pour ma fille », a écrit une mère d’une étudiante. « Que son âme repose en paix. »

Alors que les docteurs tentaient de la sauver, la famille de Labuschange s’est rendue à Jérusalem pour être à ses côtés. Et quand elle est morte, malgré la peine, ils ont immédiatement accepté de donner ses organes à des patients israéliens dans le besoin.

Les greffes ont eu lieu mardi et ont permis de sauver la vie de cinq patients israéliens.

L’une d’entre eux, Miri Avrahami, une mère de trois enfants, a reçu le foie de Labuschange.

Le professeur Eytan Mor, qui dirige le département des greffes d’organes au sein du centre médical Rabin, a confié qu’Avrahami n’aurait pas pu vivre un jour de plus sans la donation, probablement pas même 12 heures de plus.

« Il n’y aurait eu rien d’autre à faire pour nous », a déclaré Mor. « Elle n’aurait pas survécu. »

« Ma sœur aurait vraiment voulu que cela se passe comme ça », explique Nick Labuschange, le frère de Lydia. « Ma sœur a vécu comme un ange et elle aurait voulu faire ce que Jésus a fait, c’est-à-dire aider les gens à sauver des vies. »

« Grâce à votre sœur, je suis en vie », a répondu Avrahami. « C’est un miracle. »

En raison de la loi juive et d’autres préoccupations, le don d’organe est relativement peu élevé en Israël. Plus de 1 000 patients sont dans l’attente d’une greffe.

Mais des récentes campagnes de sensibilisation ont permis une hausse du nombre de donneurs israéliens.