Selon un représentant du parti,.le Fatah se penche sur les procédures légales nécessaires à la nomination éventuelle d’un adjoint au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Le membre du comité central Abbas Zaki a annoncé à l’agence de presse chinoise Xinhua que 5 membres du comité ont été sélectionnés pour étudier les exigences constitutionnelles relatives au nouveau poste.

« Il y a un consensus au sein des dirigeants palestiniens concernant le besoin d’un adjoint au président à cause des dangers qui menacent la cause palestinienne et les efforts pour créer une constitution et un cadre juridique au futur Etat palestinien, » a dit Abbas Zaki à l’agence Xinhua.

Yasser Arafat, le premier président de l’Autorité palestinienne n’avait jamais nommé d’adjoint. Mais la pression internationale suite à la deuxième Intifada l’avait forcé à nommer le membre du Fatah Mahmoud Abbas comme premier Premier ministre en mars 2003, qui occupait ainsi le rôle de son adjoint.

Malgré sa santé déficiente, Mahmoud Abbas, âgé de 78 ans, n’a pas non plus nommé d’adjoint. Le président a unilatéralement prolongé son mandat depuis janvier 2009 au moment du schisme politique avec le parti rival du Hamas qui tournait autour – entre d’autres problèmes – des arrangements en vue des nouvelles élections présidentielles et législatives.

Selon la loi palestinienne, si le président est incapable de gouverner, c’est le président du Parlement palestinien qui le remplace dans ses fonctions, jusqu’aux nouvelles élections, devant être tenues dans les 60 jours consécutifs.

Le président actuel du Parlement est le membre du Hamas Aziz Dweik, ce qui rend le Fatah en colère vis-à-vis de Mahmoud Abbas.

Les commentaires de la ministre de la Justice Tzipi Livni, également négociatrice en chef des négociations du côté israélien, selon lesquels les Palestiniens « payeront le prix » pour les positions « inacceptables » de Mahmoud Abbas, ont été vu comme une menace indirecte sur la vie du président par les médias palestiniens.

Abbas Zaki a déclaré que la décision du Fatah, de nommer un député à Mahmoud Abbas, n’a « rien à voir avec les menaces israéliennes dirigées personnellement vers le Président Mahmoud Abbas. »