Le film israélien « Foxtrot » a remporté samedi le Lion d’argent du Grand prix du Jury de la Mostra de Venise, et a été critiqué par la ministre de la Culture Miri Regev pour sa représentation de l’armée israélienne.

« Il est scandaleux que des artistes israéliens contribuent aux incitations destinées à la jeune génération contre l’armée la plus morale du monde, en propageant des mensonges en guise d’art », a déclaré Regev dans un communiqué publié samedi soir.

La ministre du Likud a accusé le film de donner « un coup de main au BDS [mouvement de boycott d’Israël] et à ceux qui haïssent Israël dans le monde entier », et a appelé l’Etat à cesser de financer des films qui « deviennent une arme de propagande pour nos ennemis. »

Regev, qui a été la porte-parole de l’armée israélienne, a ensuite pointé du doigt une scène du film en particulier, qui montre des soldats israéliens tuer et enterrer une famille arabe.

Miri Regev, ministre de la Culture et des Sports, à la Knesset, le 26 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Miri Regev, ministre de la Culture et des Sports, à la Knesset, le 26 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le réalisateur de « Foxtrot », Samuel Maoz, a défendu son film samedi, affirmant qu’aucune société ne pouvait se développer quand ses « critiques sont considérés comme des traîtres. »

« Si je critique l’endroit où je vis, je le fais parce que je me fais du souci. Je le fais parce que je veux le protéger. Je le fais par amour », a-t-il dit.

L’AFP a contribué à cet article.