Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé jeudi des prévisions de croissance faible pour l’économie palestinienne en 2014, de l’ordre de 2,5%, après 1,5% en 2013, compte tenu des incertitudes sur les négociations de paix avec Israël.

« Les perspectives économiques pour 2014 et au-delà dépendent largement du résultat des pourparlers de paix. Dans la situation actuelle, où les pourparlers se poursuivent et leur résultat n’est pas encore connu, nous prévoyons une croissance d’environ 2,5% cette année », a indiqué Christoph Duenwald, chef de mission du FMI pour la Cisjordanie et Gaza, cité dans un communiqué.

En 2013, « nous estimons que le PIB réel a crû de seulement 1,5%, ce qui traduit l’impact de l’incertitude sur le processus de paix et une nette détérioration de la situation économique à Gaza », précise M. Duenwald, qui a conduit une équipe du FMI en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

« A cause de la croissance faible, le taux de chômage est monté à 25% à la fin 2013 », selon le texte, ajoutant que « le déficit global, dépenses de développement comprises, est estimé à 13,7% du PIB, presque trois points de pourcentage de moins qu’en 2012, grâce à de meilleures recettes et des efforts louables pour contenir les dépenses ».

Le gouvernement du Premier ministre palestinien Rami Hamdallah a adopté mardi un projet de budget 2014 d’un montant de 4,216 milliards de dollars (3,1 mds d’euros), prévoyant un déficit d’1,279 md USD (environ 950 M EUR), hors dépenses de développement, et une importante aide étrangère, à 1,629 md USD (1,2 md EUR).

En septembre, le FMI, citant des signes positifs en raison de la reprise des négociations de paix et d’un plan économique en cours d’élaboration par les services de l’émissaire du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne, ONU) Tony Blair, avait annoncé des prévisions de croissance palestinienne de 4,5 %, en déclin toutefois par rapport à 2011 (11 %) et 2012 (5,9 %).

Afin de débrider la croissance de l’économie palestinienne, l’institution financière internationale appelait à « un allègement large et soutenu des restrictions israéliennes, qui ne soit pas lié à des projets spécifiques ».