Les applications telles que Tinder redéfinissent la manière dont les couples se rencontrent, que ce soit pour des relations amusantes sur du court ou du long terme. Des milliers de juifs font partie de la génération Tinder, et pour qu’ils se rencontrent, Joe Shapira, le fondateur du légendaire JDate, a développé une nouvelle application appelée Jfiix, qu’il espère, aidera à garder le plus de juifs ensemble.

« Je vois cela comme un lieu où de jeunes juifs rencontrent d’autres jeunes juifs », explique Shapira au Times of Israel.

« Bien sûr, nous ne contrôlons pas les données personnelles de l’utilisateur, donc il est possible que certains utilisateurs ne soient pas juifs, de l’ordre de 10 %, selon notre évaluation. Mais nous offrons aux utilisateurs juifs la possibilité d’y introduire leurs amis et nous sommes donc assez confiants sur le fait que l’utilisateur moyen finira par trouver un partenaire juif ».

Jfiix a été utilisée parmi des israéliens pendant environ deux ans et a environ 250 000 utilisateurs en Israël. Il y a trois mois environ, une version anglaise pour l’utilisateur américain a été mise en service.

« Nous avons maintenant environ 40 000 utilisateurs aux EU et récemment célébré notre cent millionième message sur la plate-forme », a expliqué Shapira. « Tous ces chiffres augmentent chaque jour ».

Shapira est depuis longtemps dans le domaine du business des rencontres entre juifs. En 1996, il a développé JDate avec son associé Alon Carmel, dirigeant l’entreprise jusqu’à ce qu’il en soit parti en 2006. En 2012, il a créé Jfiix, où le nouveau millénaire prend en charge la rencontre entre juifs.

« JDate était très bien pour la génération X, mais les moins de 20 ans aujourd’hui, recherchent une expérience plus axée sur le portable, d’où la popularité écrasante de Tinder et de ses imitateurs. Nous avons voulu développer une application de rencontres entre juifs qui séduirait aussi cette tranche d’âge.

Jor Shapira (Crédit : Autorisation)

Jor Shapira (Crédit : Autorisation)

A l’instar de Tinder, Jfiix propose la découverte de l’emplacement géographique des membres, une fonction de chat, la possibilité de télécharger des photos, le balayage droite/gauche pour le catalogue des utilisateurs, un bouton aléatoire pour des suggestions de profils par rapport aux paramètres de l’utilisateur, et des bons matchs, etc.

Contrairement à Tinder, l’interface Jfiix est contrôlée. Aucune image de nu n’est permise, et si un contenu agressif ou abusif est détecté dans le profil d’un utilisateur (le personnel travaillant pour l’application ne contrôle pas le contenu, mais « nous avons les moyens technologiques qui peuvent nous alerter si un utilisateur est abusif », explique Shapira), cet utilisateur est averti une fois et il devra redémarrer son profil depuis le début s’il n’en tient pas compte.

Parce qu’il a une orientation différente, les critères du succès de Jfiix sont différents que pour ceux de Tinder. Si celui-ci est plus important en nombre d’utilisateurs, de balayage, et de nombre de rencontres concrètes, Jfiix est beaucoup plus traditionnel : le nombre de fiançailles et de mariages est de 20 aujourd’hui par l’intermédiaire de Jfiix, ajoute Shapira.

Mais tous les utilisateurs ne sont pas axés sur le mariage. L’application n’existe que depuis quelques années, et certains sont encore jeunes pour se fixer et souhaiteraient se marier plus tard. Dans l’immédiat, notre succès est dans le fait d’attirer vers l’application de jeunes juifs.

Ce que Shapira voit comme un accomplissement majeur, étant donné le manque croissant d’engagement religieux et l’assimilation grandissante parmi les jeunes juifs de notre époque – Juifs parmi eux.

« Il y a des centaines de milliers de jeunes juifs sur Tinder et certains d’entre eux recherchent particulièrement des juifs, alors que d’autres non », dit Shapira.

« Mais peu de personnes qui cherchent une relation stable se tournent vers Tinder ; ce n’est pas ce genre d’application. Nous avons constaté que lorsqu’il s’agit de chercher une femme ou un mari, même si la personne est très assimilée, les juifs préféreront « rester dans la famille » et indiquent qu’ils préfèrent fouiller dans une base de données où des juifs sont répertoriés. C’est ce que nous espérons fournir ».