La dernière réunion entre négociateurs israéliens et palestiniens s’est achevée sans réels progrès, selon un responsable américain.

La rencontre tripartite, qui s’est tenue dans la nuit de lundi à Jérusalem, a réuni la ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni, le négociateur en chef palestinien Saeb Erakat et l’émissaire américain Martin Indyk, Objectif : tenter de sauver les pourparlers de paix en crise avant l’échéance du 29 avril.

Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion, la porte-parole du Département d’État américain Jen Psaki déclare: « Des fossés demeurent, mais les deux parties se sont engagées à les réduire »

Plus tôt lundi, Psaki affirmait aux journalistes que « les négociateurs israéliens et palestiniens se sont rencontrés dimanche pour discuter des moyens de surmonter la crise des pourparlers. » « La réunion a été constructive et sérieuse et les deux parties ont demandé aux Etats-Unis d’en tenir une autre aujourd’hui (lundi) afin de poursuivre cet effort. »

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry tente par tous les moyens de sauver des négociations de paix à l’agonie. Une rencontre avec le président Barack Obama à la Maison Blanche est prévue mardi, affirme l’agence Reuters.

Selon la radio de l’armée, Kerry doit également tenir une réunion mercredi avec le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman, actuellement aux Etats-Unis. L’information n’a pas encore été confirmée.

La rencontre s’annonce glaciale, Liberman ayant rejeté dimanche la possibilité de remettre sur la table l’accord tripartite envisagé la semaine dernière dans l’espoir de sauver les pourparlers.

Selon les termes de l’accord désormais enterré, Israël consentait à libérer le quatrième et dernier contingent de terroristes palestiniens, à accorder la liberté à 400 prisonniers supplémentaires et à geler partiellement les constructions dans les implantations.

En contrepartie, les Palestiniens reviennent à la table des négociations pour au moins neuf mois supplémentaires et évitent toute démarche unilatérale. Enfin, l’équation intégrait également Jonathan Pollard, à qui les Etats-Unis accorderaient la grâce.

Un accord balayé d’un revers de main par les Palestiniens selon qui les 27 prisonniers du dernier contingent, parmi eux 14 Arabes israéliens, devraient être libérés avant toute discussion autour d’une prolongation des pourparlers au-delà de la date butoir du 29 avril.

Suite à la remise en cause par l’Etat hébreu de la libération du quatrième groupe de prisonniers, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a décidé de demander l’adhésion à quinze agences et traités internationaux.

Liberman a déclaré dimanche que son parti Yisrael Beytenu et lui-même, préféreraient la tenue de nouvelles élections que de céder au     « marchandage » des Palestiniens.