Un porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré jeudi que la France cherchait l’aide de l’Egypte pour faire avancer une initiative pour renouveler les négociations de paix israélo-palestiniennes.

« Il n’y a pas de doute que l’Egypte accueille favorablement l’idée française », a déclaré Abu Zeid à propos de la position de son pays envers l’initiative française.

« Cependant, il y a toujours besoin de vérifier les détails, pour voir comment nous pouvons contribuer à la conférence pour une nouvelle poussée du processus de paix, et pour adresser les défis cruciaux du sujet palestinien. »

En janvier, le ministre français des Affaires étrangères d’alors, Laurent Fabius, avait annoncé un projet de Paris pour une conférence internationale pour « faire venir la solution à deux états » pour mettre fin au conflit israélo-palestinien.

La France a déclaré qu’elle reconnaitrait un Etat palestinien si les nouveaux efforts de négociation échouaient à amener des résultats.

Rencontre entre le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas et le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius au Caire le 18 juillet 2014. (Crédit : AFP / PPO / Thaer Ghanem)

Rencontre entre le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas et le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius au Caire le 18 juillet 2014. (Crédit : AFP / PPO / Thaer Ghanem)

Le Hamas a rejeté mercredi la proposition.

« L’initiative est une tentative de stopper l’actuelle intifada de Jérusalem et d’annuler les droits palestiniens à Jérusalem et le droit au retour, » a déclaré dans un communiqué le groupe islamiste, qui dirige la bande de Gaza.

Le communiqué du Hamas a été publié à la suite de remarques mardi du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Il a exprimé un espoir que l’initiative française puisse mener à une solution du même type que les négociations historiques de l’accord nucléaire iranien.

Quand l’idée de l’initiative française a d’abord été émise, seule l’Autorité palestinienne a exprimé de l’espoir pour ce projet.

L’annonce par Fabius en janvier avait immédiatement été suivie du rejet des officiels israéliens.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait décrit l’initiative comme « mystificatrice » et contre-productive, affirmant qu’elle ne donnait aux Palestiniens aucune motivation pour faire des compromis.