Des prêts d’un montant de près d’un demi-milliard de shekels (120 millions d’euros) dues à l’Organisation sioniste mondiale par des localités dans les hauteurs du Golan et des implantations juives de Cisjordanie auraient été quasiment effacées par le gouvernement au cours des dernières années.

Le montant dû sur les prêts à long terme – de la Division du peuplement de l’organisation – a été en baisse de façon constante grâce à un programme de remise de la dette publique, a révélé jeudi le quotidien israélien Haaretz. La Division du peuplement est elle-même financée par le gouvernement.

Selon le journal, le ministère des Finances a conclu dans le rapport annuel du gouvernement que le « remboursement au cours des années des prêts accordés par la Division du peuplement est négligeable ou inexistant. »

Il y est également indiqué que les conditions pour le remboursement des prêts destinés à la construction des implantations « n’ont pas encore été déterminées. »

En 2011, avant l’introduction de la politique d’effacement de la dette, le montant dû par des particuliers, des implantations et d’associations ou localités s’élevait à 588 millions de shekels (142 millions d’euros) et il n’a cessé de diminuer depuis, pour atteindre seulement 35 millions de shekels (8,5 millions d’euros).

Alors qu’une petite partie de la dette a été remboursée au cours des dernières années, un haut fonctionnaire de la Division a confié à Haaretz que la forte diminution est principalement attribuable au programme de remise de la dette du gouvernement.

L’Organisation sioniste mondiale, un organisme international fondé il y a plus d’un siècle, favorise l’éducation juive et l’immigration en Israël. Il agit comme un groupe de coordination pour de nombreuses associations et mouvements de jeunesse juifs de par le monde.

Depuis près d’un demi-siècle, sa division du peuplement a joué un rôle clé dans la gestion des terres et de l’infrastructure. Son objectif déclaré est de créer et de soutenir les communautés rurales en Cisjordanie, sur le plateau du Golan et en Israël.

Selon les chiffres du budget 2014, le financement public de la division a augmenté de plus de huit fois l’an dernier, grâce notamment à une frénésie de dépenses de dernière minute menée par des députés pro-implantations quelques jours seulement après l’effondrement du précédent gouvernement en décembre.