Le gouvernement italien a confirmé la mort mercredi à Gaza du reporter italien Simone Camilli lors d’une opération de démantèlement d’un missile israélien, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

« La mort de Simone Camilli est une tragédie pour sa famille et pour le pays. Une fois de plus un reporter paye le tribut d’une guerre qui dure depuis trop d’années », a déclaré la chef de la diplomatie italienne Federica Mogherini, citée dans le communiqué.

Mogherini a exprimé « ses condoléances pour une perte si douloureuse (..) en son propre nom et au nom de tout le gouvernement ».

Elle a déploré qu’il s’agisse de « la deuxième fois en quelques mois (que) nous pleurons la mort de jeunes gens engagés avec courage dans le travail de reporter ».

En mai, le reporter-photographe Andy Rocchelli était mort en Ukraine lors de l’explosion d’obus de mortier.

« La mort de Simone démontre une fois de plus l’urgence d’arriver à une solution définitive du conflit au Moyen Orient », a ajouté la ministre.

Selon les médias italiens, Simone Camilli, 35 ans, Romain d’origine et qui avait tourné il y a trois ans un documentaire sur la bande de Gaza, travaillait pour plusieurs médias internationaux dont l’agence de presse américaine Associated Press.

Il avait couvert des évènements au Moyen Orient, en Turquie, dans les Balkans et même le naufrage du paquebot de croisière Concordia en Italie.

Le pape appelle à prier pour le reporter

A bord de l’avion qui l’emmenait vers la Corée du Sud, le pape François a appelé mercredi à prier et à observer une minute de silence en hommage au reporter italien mort à Gaza, qui « faisait son travail », et a dénoncé les guerres.

« Je voulais proposer de faire une prière en silence pour Simone Camilli tué à Gaza, quand il faisait son travail », a-t-il dit à l’adresse des 70 représentants des médias qui l’accompagnent dans son premier vol asiatique.

« Ce sont les conséquences de la guerre », a déploré le pape, en remerciant les journalistes pour leurs « paroles (qui) nous aident à nous unir au monde ».

Le pape a appelé les représentants des divers médias à « délivrer un message de paix », en ajoutant, l’air très grave, à propos des différents conflits en cours en Irak, en Libye ou en Ukraine : « Ce n’est pas beau, ce qui se passe actuellement ».