Le ministère de l’Intérieur a déclaré à la Knesset le 3 février que le gouvernement n’avait aucune intention de « judaïser » la Galilée, et prévoyait la création d’une nouvelle ville arabe et d’un village druze.

La commission des affaires intérieures du Parlement israélien s’est réunie à la demande de la député Hanna Swaid (Hadash) pour parler d’un nouveau plan gouvernemental révélé par la presse. Celui-ci viserait à judaïser Galilée pour compenser la croissance de la population arabe dans la région.

Hanna Swaid a demandé à Yaël Salomon, représentante du ministère de l’Intérieur appartenant au département de Planification, si cette rumeur était vérifiée. Cette dernière a nié l’existence de ce plan et a ajouté que le ministère travaillait actuellement sur la mise en place d’un nouveau village druze et d’une ville arabe au nord de la région, près de la ville juive de Shiboleth.

Mais la réponse du ministère n’a pas convaincu le député Dov Khenin (Hadash). « Le gouvernement continue à nous tromper », a-t-il déclaré.

Une représentante de la Division des Implantations de l’Organisation sioniste mondiale, sous l’autorité du cabinet du Premier ministre, est chargée de la création de nouvelles villes. Cette dernière a nié les rumeurs qui ont circulé dans la presse.

Néanmoins, il était difficile de définir si elle faisait référence à la création de villes juives – telles que Shiboleth – ou des allégations concernant les plans de « judaïsation » de la Galilée.

Si le début de la réunion a suscité la polémique auprès des parlementaires arabes, le député David Tzur, qui présidait la réunion, a déclaré qu’il croyait le gouvernement, mais qu’il était important de faire avancer la mise en place d’une nouvelle ville arabe.

Le député Hanin Zoabi (Balad) a affirmé que la population arabe vivant en Israël a été multipliée par sept depuis la création de l’Etat en 1948, mais que la surface des terres qui leur ont été données n’avait pas changé.

Quant au député Afo Agbariyah (Hadash), il s’est plaint que les villes et villages arabes étaient défavorisés dans les programmes gouvernementaux concernant les zones industrielles et les services d’emploi.