Le grand rabbinat israélien affirme que la Haute cour de Justice manque de compétence pour statuer sur la lutte « intra-religieuse » qui implique la prière égalitaire au mur Occidental.

Dans un dossier de 166 pages déposé mardi devant la Haute cour, le grand rabbinat affirme que « les cours de justice ne sont pas le tribunal approprié pour décider si la loi juive peut être changée et si les lieux saints peuvent être profanés. »

Le document affirme que la cour n’a pas autorité pour prendre des décisions sur les affaires de religion, et note qu’elle ne tenterait pas de le faire si les communautés chrétienne ou musulmane étaient impliquées. Il ajoute que l’affaire concerne l’avancée de questions politiques et féministes, et non la liberté de culte.

« Le rabbinat ne veut pas monter un mur ou empêcher les visiteurs des mouvements réformé ou conservateur de se rendre sur le site du mur Occidental ou dans d’autres lieux saints », dit le dossier.

« Chaque fidèle, homme et femme, utilise son propre livre de prière et peut prier là où cela lui fait plaisir, et personne ne s’implique dans leurs prières. Si ceux qui ont déposé une requête souhaitent prier au mur Occidental, ils peuvent le faire. Les mouvement réformé et conservateur ne sont pas placés dans l’obligation de prier dans une zone mixte par rapport à leurs croyances, ils le désirent seulement. Il n’y a aucun préjudice à leur liberté de culte. »

Le dossier note également que toutes les décisions de nature religieuse impliquant des lieux saints ont été prises par des chefs religieux, et non par des tribunaux, et ce depuis le début du mandat britannique.

Déposé au nom des deux grands rabbins du pays, le dossier répond à une requête soumise à la Haute cour par les mouvements juifs libéraux en Israël et par l’organisation des Femmes du mur, qui demandent l’application d’un accord gouvernemental qui visait à élargir et revaloriser la section de prière égalitaire, située à l’angle sud du mur Occidental.