Des centaines de Palestiniens ont défilé vendredi à Gaza à l’appel du Hamas contre ce qu’ils dénoncent comme des agressions israéliennes contre la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Les manifestants ont brûlé le drapeau israélien dans la rue lors de ce rassemblement après la prière du vendredi, auquel se sont joints les sympathisants d’autres organisations comme le Jihad islamique.

Ismail Radwan, un dirigeant du Hamas, organisation islamiste radicale qui contrôle de fait la bande de Gaza, a appelé « notre peuple à Jérusalem et en Cisjordanie à défendre Al-Aqsa ».

Al-Aqsa est le troisième lieu saint de l’islam après La Mecque et Médine en Arabie saoudite.

Le site sur lequel elle se trouve à Jérusalem est le théâtre de heurts chroniques. Mais ceux-ci sont devenus encore plus réguliers et plus violents depuis quelques mois, sous l’effet des tensions entre Israéliens et Palestiniens et juifs et musulmans, et de la guerre dans la bande de Gaza.

Le site est également vénéré par les juifs, pour lesquels il est le lieu du second Temple détruit en l’an 70 par les Romains. Le mur Occidental, vestige du second Temple, est situé en contrebas.

Les juifs sont autorisés à se rendre sur l’esplanade, à certaines heures et sous stricte surveillance, mais n’ont pas le droit d’y prier.

Les musulmans dénoncent les restrictions imposées par les autorités israéliennes au nom de la sécurité à leur accès au site et s’indignent de provocations de la part de certains juifs y accédant. Ils s’inquiètent aussi que les autorités israéliennes puissent finir par donner aux juifs le droit d’y prier.

Vendredi, environ 5 000 fidèles musulmans ont pris part à la prière qui s’est tenue sans incident, a indiqué une porte-parole de la police israélienne, Louba Samri. La police avait cependant interdit l’accès aux hommes de moins de 50 ans.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a exigé lundi la fin des « provocations » sur le site. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a répondu qu’Israël ne touchera pas au « statu quo » régissant le site.