Lors d’un rassemblement de fin de soirée mercredi commémorant le premier anniversaire du conflit de l’été dernier à Gaza, la branche armée du Hamas s’est vantée d’avoir fabriqué localement de nouvelles roquettes améliorées.
 
Plusieurs centaines de personnes se sont pressées sur la place centrale de la ville de Gaza après le repas traditionnel de rupture du jeûne du mois du ramadan pour un rassemblement de la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam.

Les membres des Brigades, les visages couverts de foulards d’un keffieh noir, se tenaient en face de ce qui semblait être des modèles de deux missiles d’environ trois à quatre mètres de longueur à bord d’un camion militaire.

Abu Obeida le 8 juillet 2015  à Gaza (Copie d'écran Youtube/ Israel Broadcasting Authority)

Abu Obeida le 8 juillet 2015 à Gaza (Copie d’écran Youtube/ Israel Broadcasting Authority)

Des pères tenaient leurs enfants sur leurs épaules et les membres des Brigades ont levé leurs armes en l’air lorsque leur porte-parole Abu Obeida a prononcé un discours, le visage couvert comme d’habitude d’un keffieh rouge.

Abu Obeida a affirmé que les deux nouveaux missiles fabriqués localement représentaient un « saut qualitatif » en avant, mais n’a pas fourni de détails.

Le Hamas avait tiré des milliers de roquettes sur Israël pendant le conflit de l’été dernier, la majeure partie de celles dirigées vers des zones résidentielles ayant été interceptées par le système de défense antimissile Dôme de fer.

Les parties se sont efforcées depuis lors de tenir un cessez-le feu, même si des tirs sporadiques de roquettes, la plupart venant de petits groupes terroristes souhaitant provoquer le regime du Hamas, ont continué, et provoqué des représailles israéliennes, généralement contre des installations vides du Hamas.

Les responsables israéliens affirment que le Hamas a réalisé à plusieurs reprises des tirs d’essai de roquettes au cours des dernières semaines, et repris le creusement de tunnels terroristes à la frontière israélienne.

Mercredi également, un fonctionnaire de l’ONU a appelé à la fin de l’«inexcusable» blocus israélien du territoire qui entraverait la reconstruction.

« Le blocus reste en place et son effet paralysant sur Gaza est indéniable, inexcusable, » a déclaré aux journalistes Robert Turner, le directeur des opérations à Gaza pour l’UNRWA.

Il a cependant presenté la petite quantité de marchandises de Gaza étant autorisée à être vendue en Israël et en Cisjordanie ces derniers mois comme une raison d’espérer.

Israël affirme que le blocus est nécessaire pour empêcher l’importation d’armes et de matériel pour fabriquer des armes. Un forum d’officiers supérieurs de Tsahal aurait recommandé mardi une levée partielle du blocus, combinée à des mesures visant à accroître la liberté de circulation et à stimuler une situation économique désastreuse de l’enclave côtière.