Le groupe terroriste palestinien du Hamas a appelé vendredi à organiser des manifestations de masse contre les détecteurs de métaux placés au mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem par les autorités israéliennes.

Dans un discours télévisé jeudi, le dirigeant du Hamas, Ismail Haniyeh, a exhorté les Palestiniens à participer à une « Journée de la Rage » contre les mesures de sécurité renforcées qui ont été imposées après que trois hommes armés arabes ont tué deux policiers israéliens lors d’une attaque terroriste au mont du Temple la semaine dernière.

Les prières du vendredi, le jour sacré des musulmans, sont le moment où le mont du Temple est le plus fréquenté de la semaine, et des dizaines de milliers de personnes sont attendues au complexe.

Israël a d’abord fermé le site, connu des Juifs comme le mont du Temple et des Musulmans comme le Noble Sanctuaire. Le complexe, qui abrite la mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher, a été rouvert dimanche après l’installation de détecteurs de métaux. Les Palestiniens protestent contre cette mesure car ils la considèrent comme un changement au statu quo.

Haniyeh a déclaré que « la mosquée al-Aqsa et Jérusalem sont une ligne rouge » et que « les mesures de fermeture punitives sur les résidents de Jérusalem et les sanctuaires ne seront pas autorisées ».

Le président du Hamas, nouvellement élu, Ismail Haniyeh, lors d'une manifestation soutenant les prisonniers palestiniens qui font une grève de la faim dans les prisons israéliennes, dans la ville de Gaza, le 8 mai 2017 (Crédit : AFP / Mahmud Hams)

Le président du Hamas, nouvellement élu, Ismail Haniyeh, lors d’une manifestation soutenant les prisonniers palestiniens qui font une grève de la faim dans les prisons israéliennes, dans la ville de Gaza, le 8 mai 2017 (Crédit : AFP / Mahmud Hams)

Les mesures de sécurité accrues ont été prises après que la police a déclaré que les trois terroristes qui sont arrivés au complexe armés et qui ont tiré sur la police vendredi dernier avaient caché leurs armes dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa.

Les fidèles musulmans protestent quotidiennement contre les nouvelles mesures de sécurité, affirmant que la mesure remet en cause l’accord sur le statut quo entre Jérusalem et Amman, accusation qu’Israël a rejetée.

Le Fatah, le parti du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a également organisé mercredi une « Journée de la Colère » contre la mesure de sécurité avec des émeutiers affrontant la police israélienne dans des sites autour de Jérusalem.

Les responsables du Waqf ont boycotté le site en signe de protestation et ont demandé à d’autres musulmans de faire de même. Plusieurs affrontements ont éclaté suite à des prières de protestation à côté des détecteurs de métaux.