Le Hamas a arrêté les tireurs de mortier vers Israël mardi soir, selon des sources de sécurité israéliennes mardi soir.

D’après les sources, après le tir, le Hamas aurait transmis un message à Israël disant qu’il arrêterait les auteurs, ce qui fut fait plus tard mardi, selon Ynet.

Selon les sources, Israël a déclaré au Hamas – qui a nié avoir tiré le projectile – que s’il ne prenait aucune mesure contre ceux qui ont violé le cessez-le-feu entre Israël et Gaza, Israël devra intervenir.

Plus tôt mardi soir, un obus de mortier a été tiré depuis Gaza vers Israël, ont confirmé les forces de défense israéliennes, le premier depuis l’accord de cessez-le-feu illimité entre Israël et le Hamas, entré en vigueur le 26 août. La sirène d’alerte rouge n’a pas retenti.

Tsahal recherche le point d’impact, quelque part près de la clôture frontalière, dans le Conseil régional Eshkol.

Selon un responsable militaire, les sirènes sont restées silencieuses parce que les capteurs de Tsahal sur Gaza auraient détecté un atterrissage près de la clôture, et non à proximité des centres de population.

Selon la radio militaire, les résidents d’Eshkol ont entendu une explosion à proximité. Ynet a rapporté que le projectile a atterri à l’intérieur de la bande de Gaza.

Ce tir a eu lieu quelques heures après les déclarations du ministre de la Défense Moshe Yaalon selon lesquelles il ne pensait pas que le Hamas reprendrait les hostilités.

« Aucun dégât ou blessé n’a été signalé », a précisé le porte-parole israélien. Selon un communiqué de l’armée, l’obus est tombé dans la région d’Eshkol, limitrophe de la bande de Gaza.

A Gaza, le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, a assuré à l’AFP que son mouvement et les autres groupes palestiniens étaient engagés à respecter le cessez-le-feu.

« Les groupes palestiniens sont engagés par le cessez-le-feu et veulent qu’il soit maintenu », a dit Abou Zouhri, selon qui, « il n’y a aucune preuve qu’un obus a été tiré de la bande de Gaza ».

Cité par le quotidien Haaretz, le chef du conseil local d’Eshkol, Haim Yelin, a dit qu’il s’agissait peut-être d’un projectile tiré par des activistes lors d’un entraînement.

« Il n’est pas clair si cela résulte d’un tir dans le cadre d’un entraînement ou que ce tir avait pour objectif de viser Israël », a-t-il dit.

« Nous n’accepterons pas de tirs sporadiques sur nos communautés », a-t-il ajouté.

« Le leadership israélien évaluera la façon dont il choisit de protéger ses résidents. Nous attendons du gouvernement d’agir pour faire régner le calme dans la région. »

AFP a contribué à ce rapport.