Le Hamas va permettre à un peu plus de 120 leaders du Fatah – expulsés de la bande de Gaza après la violente prise de pouvoir du Hamas en 2007 – à retourner dans l’enclave palestinienne dans le but de progresser dans la réconciliation avec son rival basé à Ramallah.

Le Premier ministre Ismael Haniyeh a indiqué à la chaîne d’informations Al-Kitab lundi soir que le Hamas allait bientôt permettre le retour de certains leaders du Fatah dans la bande de Gaza.

Ismael Haniyeh a précisé également qu’un certain nombre de prisonniers politiques détenus dans les prisons du Hamas, toujours dans le but de faire avancer le processus de réconciliation.

Les deux mouvements palestiniens ont été dans l’incapacité de mettre en oeuvre les engagements pris lors des accords signés en 2012.

Le premier s’était déroulé à Doha, au Qatar, en février, tandis que le deuxième accord avait été conclu en mai, au Caire. Les accords étaient censés ouvrir la voie à la création d’un gouvernement d’unité dirigé par l’actuel président de l’Autorité palestinienne Mahmous Abbas, en marge des élections nationales.

Presque la majorité des responsables politique avait été contraint de fuir Gaza à la suite de la prise du pouvoir en juin 2007 par le Hamas. Chacun avait ensuite supprimé les activités de l’un, se déroulant dans leur territoire de l’autre.

Mettant fin à une longue période de gel des pourparlers, le chef des négociations du Fatah et un des chefs du Hamas Azzam Al-Ahmad, ont repris, au cours du mois de janvier,secrètement le dialogue avec le numéro 2 du Hamas, Moussa Abu Marzouk.

Le 8 janvier, la chaîne de télévision qatari Al-Jazeera, média proche du Hamas, signale que le secrétaire général d’une des plus petites factions de Gaza a été engagé dans les efforts de médiation entre les deux mouvements.

Le chef du Hamas, Salah Bardawil a déclaré à Al Jazeera que Ismael Haniyeh avait téléphoné à Mahmoud Abbas au début du mois de janvier, pour avertir le leader de Ramallah de ses « gestes de bonne volonté » dans la bande de Gaza.

Sous la pression politique de plus en plus croissante de l’Egypte, l’intérêt du Hamas pour la réconciliation est plus élevée que celle du Fatah, qui bénéficie du soutien diplomatique de l’Egypte et de la Jordanie.

Une source diplomatique s’adressant au Times of Israël, sous couvert d’anonymat, a déclaré que Mahmoud Abbas était peu enclin à conclure un accord avec le Hamas, préférant  » voir le mouvement islamique, suer. »