Le mouvement terroriste du Hamas a vivement dénoncé les déclarations du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas qui a plaidé mercredi en faveur d’une coordination en matière de sécurité avec Israël, après l’enlèvement de trois étudiants israéliens en Cisjordanie.

« Les déclarations du président Abbas sur la coordination en matière de sécurité (avec Israël) sont dépourvues de justification », a affirmé un porte-parole du Hamas à Gaza, Sami Abou Zouhri, dans un communiqué.

« Elles nuisent à l’intérêt national, sont contraires à l’accord du Caire et au consensus national et blessent les milliers de prisonniers palestiniens qui font face à une mort lente dans les prisons de l’occupant (israélien) », a ajouté M. Abou Zouhri, en faisant référence au premier accord de réconciliation signé en 2011 entre le Hamas et le président Abbas.

Evoquant la disparition de trois jeunes Israéliens depuis jeudi dernier, le porte-parole du Hamas a reproché au chef de l’Autorité palestinienne d' »avoir fondé ses déclarations uniquement sur les allégations israéliennes sans présenter la moindre information vraie ».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé le Hamas d’être responsable de l’enlèvement des trois Israéliens et l’armée a lancé un vaste coup de filet contre le mouvement terroriste en Cisjordanie, arrêtant près de 200 de ses militants depuis plusieurs jours.

Le Hamas a signé un pacte de réconciliation le 23 avril à Gaza avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), dirigée par M. Abbas, qui reprend notamment les termes de l’accord du Caire de 2011.

L’accord de Gaza a donné naissance le 2 juin à un gouvernement de « consensus national » palestinien soutenu par le Hamas mais composé de personnalités indépendantes.

Le Hamas contrôle sur le plan sécuritaire la bande de Gaza tandis que l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas gouverne les zones autonomes de Cisjordanie.