Au milieu d’informations soulignant que les tensions entre le Hamas et le Fatah pourraient entraver la reconstruction de Gaza, des officiels du Hamas expliquent qu’ils sont confiants que l’opinion publique palestinienne ne les tiendra pas pour responsables.

Ce qui va ensuite se passer à Gaza « relève de la responsabilité du [président de l’Autorité palestinienne] Mahmoud Abbas parce qu’il est désormais responsable du gouvernement », a déclaré Mahmoud al-Zahar, officiel du Hamas, au New York Times dans un article paru mercredi, intitulé, « Nous ne sommes pas responsables ».

Moussa Abu Marzouk, haut responsable du Hamas basé au Caire, a déclaré que l’organisation a déjà distribué 40 millions de dollars à Gaza, 2 000 dollars à chaque famille dont la maison a été endommagée.

Mercredi, des informations dans les médias arabes indiquaient que l’Egypte rencontrait à la fois les Israéliens et les Palestiniens et préparait des invitations pour des négociations de cessez-le-feu au Caire.

Pourtant, les tensions entre le Hamas et le Fatah autour du paiement des salaires aux employés du Hamas et de l’administration des points de passage des frontières ont retardé les négociations.

Ces informations sont arrivées un jour après que des officiels du Fatah aient averti que si le Hamas ne cédait pas son contrôle de la bande de Gaza au gouvernement d’unité, les forces de la garde présidentielle d’Abbas ne se déploieraient pas le long des frontières et les points de passage resteraient fermés.

L’Egypte a déclaré à plusieurs reprises qu’elle n’ouvrirait pas le point de passage de la frontière de Rafah tant qu’il serait contrôlé par le Hamas.

Pourtant, surfant sur une vague sans précédent de popularité après son violent conflit avec Israël, les dirigeants du Hamas ont semblé confiants qu’ils peuvent maintenir le soutien de son peuple, et depuis qu’un cessez-le-feu négocié par l’Egypte a pris effet la semaine dernière, les dirigeants du Hamas ont travaillé la rue pour conforter ce soutien.