Un dirigeant du Hamas palestinien a mis en garde Israël contre de possibles actes de violence s’il ne levait pas le blocus imposé à Gaza, lors d’une cérémonie mercredi marquant la fin de la formation de 25 000 Gazaouis aux techniques de combat.

Israël impose un blocus à la bande de Gaza depuis la capture en juin 2006 d’un de ses soldats, libéré en 2011.

Il contrôle de façon stricte l’espace aérien et les eaux territoriales de l’enclave palestinienne et surveille la circulation des biens et des personnes à la frontière.

Le mouvement terroriste Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, est actuellement engagé dans des contacts indirects avec Israël, son ennemi juré, pour tenter de parvenir à une trêve de longue durée en échange d’une levée du blocus qui étouffe les 1,8 million de Palestiniens entassés dans ce territoire exigu.

« Aujourd’hui, notre message à l’occupant est très clair : nous n’acceptons aucun blocus », a lancé Mahmoud Zahar, le haut dirigeant du Hamas.

Et si le blocus n’était pas levé, a-t-il prévenu, le Hamas tiendra également l’Autorité palestinienne pour responsable car elle s’est jusqu’ici refusé à rompre la coopération sécuritaire avec Israël.

« Brisez le siège car nous ne pourrons pas retenir ceux qui veulent défendre leur terre de celui qui a détruit leurs maisons et tué leurs enfants », a-t-il menacé, en allusion à de possibles actes de violences en représailles au maintien du blocus.

A la cérémonie, Youssef, 17 ans, se dit désormais prêt « à faire la guerre », après avoir suivi pendant deux semaines l’entraînement « aux techniques militaires et au tir à balles réelles » dispensé par les brigades Ezzedine Al-Qassam, branche militaire du Hamas.

« Notre message à l’occupant israélien est que quelles que soient les guerres, les conditions et le blocus qu’il nous impose, nous sommes déterminés à le combattre jusqu’à ce qu’on le chasse de notre terre », dit-il à l’AFP.

Moatassem, 15 ans, affirme lui avoir suivi la formation « pour pouvoir se défendre si l’ennemi nous attaque ».