Un officiel du Hamas a déclaré mardi que l’organisation avait pour intention de présenter son propre candidat aux élections présidentielles, ou de soutenir un autre candidat.

Le législateur du Hamas, Khalil Haya, dit que le Hamas a déjà commencé les préparations pour les élections présidentielles palestiniennes.

Le Hamas souhaite aussi participer à la composition du conseil législatif palestinien, ainsi qu’au Conseil national, pour s’assurer que ces institutions reflètent les « vrais désirs » du peuple palestinien, selon Haya.

Le Hamas, situé dans la bande de Gaza, a signé la semaine dernière un accord de réconciliation avec le Fatah, le parti dirigé par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Cette alliance vise à mettre fin à sept ans d’animosité entre ces deux factions et à former un gouvernement d’unité intérimaire dans les 5 semaines qui suivent, et des élections qui seront organisées dans les 6 mois à venir.

Malgré son intention de défier le leadership d’Abbas, Haya a précisé qu’il ferait tout ce qui est nécessaire pour faire en sorte que la réconciliation fonctionne et qu’il se sentait optimiste sur la capacité des deux parties à s’en tenir au calendrier.

Si le Hamas présente son propre candidat, ce sera une grande première pour des élections de dirigeants palestiniens.

L’intégration du Hamas à un gouvernement palestinien a suscité des interrogations de la part d’Israël et des Etats-Unis dans la mesure où ils considèrent le Hamas comme une organisation terroriste.

Israël a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de négocier ou de traiter avec un gouvernement qui comprend un membre du Hamas, tandis que les législateurs et les officiels américains ont prévenu mardi que les dirigeants palestiniens risquaient de perdre des millions de dollars d’aides américaines s’il comptait former un gouvernement incluant le Hamas.

« Laissez-moi être parfaitement clair au sujet de notre politique envers le Hamas » a indiqué Anne Patterson, la Secrétaire d’État adjointe aux Affaires du Proche Orient. « Aucun financement du gouvernement américain n’ira à un gouvernement qui inclut le Hamas tant que le Hamas n’accepte pas les conditions du Quartet diplomatique. Et cela signifie qu’il renonce à la violence, reconnaisse les accords précédents et reconnaisse explicitement à Israël le droit d’exister. »