Le mouvement terroriste palestinien du Hamas a rejeté lundi les accusations de la Ligue arabe qualifiant le Hezbollah libanais d’organisation terroriste, en pleine crise entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite, les deux poids lourds régionaux.

Le mouvement terroriste chiite libanais est l’ennemi juré d’Israël et un allié de l’Iran, à l’instar du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza.

Dans un communiqué, le Hamas a dit « (rejeter) la description du mouvement de résistance du Hezbollah comme terroriste » et appelé à la place les Etats arabes à « soutenir la lutte légitime des Palestiniens ».

Selon le mouvement terroriste palestinien, les actions d’Israël contre les Palestiniens pourraient elles être étiquetées de « terrorisme ».

Lundi soir, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah a admis lors d’un discours télévisé avec fierté avoir envoyé des armes dans la bande de Gaza.

« Nous avons seulement envoyé des missiles Kornet dans la bande de Gaza », a dit Nasrallah, se référant aux missiles anti-chars qui sont utilisés contre l’armée israélienne.

Dimanche, lors d’une réunion extraordinaire au Caire tenue à la demande de l’Arabie saoudite, la Ligue arabe avait accusé « le Hezbollah et les Gardiens de la révolution iraniens de financer et d’entraîner des groupes terroristes à Bahreïn » et « fait assumer au Hezbollah, un partenaire dans le gouvernement libanais, la responsabilité de fournir aux groupes terroristes dans les pays arabes des armes sophistiquées et des missiles balistiques ».